Société

Jacob Zuma face à un raz-de-marée syndical

Retour de flamme social pour Jacob Zuma. Le président sud-africain peine à contenir son premier grand mouvement de grève, qui a attendu la fin du Mondial pour se déclencher.

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Mis à jour le 29 août 2010 à 11:34

Manifestation d’employés des services publics sud-africains, le 26 août 2010 à Johannesburg. © AFP

Quand la vuvuzela descend dans la rue, c’est difficile de l’en faire sortir. Samedi, le président sud-africain Jacob Zuma est passé à l’offensive. Il a dénoncé les abandons de poste dans les hôpitaux et les écoles par les salariés des services publics en grève pour des revendications salariales et s’est dit confiant d’une issue positive à ce mouvement lancé le 18 août.

"L’abandon des patients, y compris des bébés en couveuses, et celui des enfants des écoles est difficile à admettre, quelle que soit la sympathie que l’on puisse éprouver pour les besoins des salariés", a déclaré le président Zuma, de retour d’un voyage officiel en Chine.

"Nous sommes confiants dans la capacité des négociateurs des deux parties à trouver une solution rapidement et a mettre fin à une situation désagréable aussi vite que possible", a-t-il ajouté.

La grève dans les hôpitaux, où les salariés n’ont en principe pas le droit de cesser le travail, a contraint le gouvernement à faire appel au personnel de santé de l’armée, présents samedi dans 54 établissements.

Et le mouvement menace encore de se durcir et de s’amplifier à d’autres secteurs la semaine prochaine. Un appel à une grève de 24 heures a été lancé par le syndicat national des mineurs pour jeudi, si un accord n’est pas trouvé d’ici là.

Les syndicats réclament une hausse de salaire de 8,6%, soit le double de l’inflation. Le gouvernement propose 7%, affirmant que le budget national ne permet pas d’aller au delà.