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Défense

WikiLeaks : les télégrammes américains dévoilent les clauses secrètes de la « Françafrique »

Le président français Nicolas Sarkozy et son homologue gabonais, Ali Bongo Ondimba.

Le président français Nicolas Sarkozy et son homologue gabonais, Ali Bongo Ondimba. © AFP

Certaines « clauses secrètes » des anciens accords de défense liant la France à plusieurs pays africains ont été décrites aux diplomates américains par des conseillers de Nicolas Sarkozy. De nouveaux télégrammes diplomatiques américains obtenus par WikiLeaks et dont le contenu a été révélé par le quotidien français « Le Monde » samedi, rendent publics ces échanges.

Certaines clauses secrètes d’accords conclus dans les années 60 entre la France et ses ex-colonies africaines ont été évoquées devant des Américains afin de justifier leur révision, selon des mémos américains de WikiLeaks, rendus publics samedi par Le Monde.

« Les accords avec le Cameroun et le Gabon contiennent des dispositions absurdes, obligeant la France, sur demande, à intervenir en cas de troubles dans ces pays », rapporte ainsi un télégramme américain, citant Rémy Maréchaux, ancien conseiller Afrique de Nicolas Sarkozy.

Lors d’un entretien avec un diplomate américain, le même conseiller souligne le caractère « ridicule » dautres clauses secrètes accordant à la France le monopole des ressources naturelles dans certains pays. « Imaginez-vous, lance-t-il, que nous puissions invoquer notre accord avec le Togo pour lui ordonner de bouter la Chine hors de "notre" pays? », aurait-il ajouté.

Profiter de la fin annoncée de la "Françafrique"

La rupture de la politique française en Afrique, affichée depuis 2007 par le président français Nicolas Sarkozy, a été bien accueillie par les Américains qui y ont vu une possibilité d’accroître leur influence sur le continent, montrent d’autres télégrammes diplomatiques.

« Les Français accueillent favorablement l’extension de la présence américaine en Afrique comme moyen de contrebalancer lexpansion régionale de la Chine », note un mémo. La nouvelle politique française « peut donner aux États-Unis des occasions détendre leur influence en Afrique sans rencontrer de résistance ni d’interférence de la France », relève un autre télégramme.

Aujourd’hui, « la France est un de nos plus puissants alliés en Afrique », résume un mémo datant du 25 janvier 2010 de l’ambassade américaine à Paris à la secrétaire d’État Hillary Clinton.

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