Politique

Le second tour de la présidentielle a débuté

Le marché de Volovol, le 25 décembre 2010 à Moroni, aux Comores. © AFP

Le vote pour le second tour de l'élection présidentielle aux Comores a débuté dans le calme dimanche matin à Moroni.

Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes comme prévu vers 8H00 heures locales (5H00 GMT) dans la capitale comorienne. Certains bureaux étaient déjà prêts à accueillir les électeurs vers 7H00, et ont débuté les opérations de vote avant l’ouverture officielle.

Peu d’électeurs se présentaient cependant devant les bureaux. L’affluence était faible par rapport au premier tour en novembre, ont observé des assesseurs dans plusieurs bureaux.

La circulation automobile a été interdite pour la journée à Moroni, où seuls les véhicules officiels ou autorisés de la presse sillonnaient les rues désertées au petit matin. Aucun incident n’était à signaler en milieu de matinée.

Quelque 384.358 électeurs comoriens sont appelés à départager les trois candidats arrivés en tête au premier tour le 7 novembre, qui avait eu la particularité de se dérouler sur la seule île de Mohéli, en vertu d’un système de présidence tournante instauré par la Constitution de 2001 entre Mohéli et les autres îles de Grande Comore et Anjouan.

Quel que soit le résultat du second tour dimanche, ce sera la première fois depuis l’indépendance en 1975 des Comores (700.000 habitants) qu’un ressortissant de Mohéli prendra la tête du pays.

Dauphin de Sambi

Le vice-président sortant, candidat du pouvoir et dauphin désigné du chef de l’Etat sortant Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, Ikililou Dhoinine, était arrivé en tête de ces primaires, avec 28,19% des suffrages exprimés, devant les candidats de l’opposition Mohamed Said Fazul et Abdou Djabir.

Comme lors du premier tour, le vote de ce 26 décembre est couplé avec le second tour de l’élection pour les gouverneurs des trois îles.

Le premier tour avait été marqué par des difficultés logistiques, et "quelques manquements", selon une mission internationale d’observation électorale, alors que des candidats d’opposition avaient dénoncé des "fraudes".

La Commission électorale aux Comores (Ceni) a pris un certain nombre de mesures pour prévenir de nouveaux problèmes.

De petites difficultés étaient à signaler dès dimanche matin à Fomboni, capitale de l’île de Mohéli, où la population a refusé la présence d’un président de bureau –soupçonné de préparer des fraudes– dans le quartier de Bangoma.

Sur Anjouan, des urnes déjà remplies de bulletins ont été signalées à l’est de l’île, dans les localités de Lingoni et Moya, a affirmé à l’AFP un responsable local de l’opposition, Moussa Salim. Des assesseurs de l’opposition y ont été également expulsés des bureaux de vote par les partisans du pouvoir, selon cette source.

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