Politique

Remaniement : six nouveaux ministres, Paul Biyoghe Mba reste en place

| Par AFP
Le président gabonais Ali Bongo, le 23 octobre 2010 à Montreux.

Le président gabonais Ali Bongo, le 23 octobre 2010 à Montreux. © AFP

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a impulsé un remaniement gouvernemental reconduisant le Premier ministre Paul Biyoghe Mba avec six nouveaux ministres, huit départs, des changements de portefeuille et modifiant l’organigramme de la présidence.

« A l’aube de cette nouvelle année, le président de la République Ali Bongo Ondimba, comme il l’avait déjà annoncé lors de son allocution du 16 octobre a souhaité donné un nouvel élan et une nouvelle dynamique à son action pour conduire avec confiance notre pays le Gabon sur la voie de la prospérité et du bien-être collectif », a affirmé lors de l’annonce Laure Olga Gondjout, qui quitte son poste de ministre de la Communication pour une promotion : secrétaire général de la présidence de la République.

« Cette volonté passe par de nécessaires ajustements tant au niveau de l’équipe gouvernementale qu’au niveau de la présidence de la République dans le but de poursuivre avec force et vigueur les action importantes qui ont été engagées depuis plus d’une année et pour répondre aux défis de l’émergence », a conclu Mme Gondjout, qui remplace un des hommes de confiance du président François Engongah Owono, dont la nouvelle mission n’a pas été dévoilée.

Si le Premier ministre M. Biyoghe Mba conserve son poste, plusieurs ministres considérés comme ses proches quittent le gouvernement qui compte 31 membre contre 30 dans le précédent. C’est notamment le cas du ministre des Transports Rémy Ossélé Ndong ou de la Santé Alphonsine Mbié N’Na.

Erreurs de casting

En octobre lors du bilan de sa première année au pouvoir, le président Bongo avait lancé: « Le temps de l’évaluation a sonné (…) Certains projets connaissent une lenteur dans l’exécution. (…) J’ai décidé de corriger au plus vite certaines erreurs notamment celles de casting pour placer l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ».

Anicette Nanga Oviga, la ministre de la Justice, secteur que le président avait critiqué lors des voeux aux administrations, est elle remplacée par Ida Reteno Assonouet, qui a déjà occupé le poste de directeur de cabinet de ce ministère.

Martin Mabala, le ministre des Eaux et Forêts, qui avait déjà perdu l’Environnement en juillet, quitte sans surprise le gouvernement. Il lui est sans doute reproché sa gestion du dossier sensible de l’interdiction d’exportation de grumes brutes du Gabon.

Parmi les nouveaux venus, Aurélien Ntoutoume devient ministre des Relations avec le Parlement et de l’Intégration régionale alors que l’ancien porte-parole de la présidence Guy Bertrand Mapangou devient ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme d’Etat.

Un certain nombre de redistribution de maroquins au sein du gouvernement. Ainsi, l’ex-ministre de la Défense Angélique Ngoma devient porte-parole du gouvernement et ministre du travail, L’ancien ministre de l’Habitat Ruffin Pacôme Ondzounga, héritant de la Défense.

Julien Nkoghe Bekalé, nouveau ministre des transports perd les Mines et le pétrole au profit d’Alexandre Barro Chambrier.

A noter aussi, que certains postes clé restent inchangés: ainsi les ministres de l’Intérieur Jean-François Ndongou, des Affaires Etrangères Paul Toungui ou de l’Energie Régis Immongault, gardent leurs fonctions.
 

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