Vie des partis

Côte d’Ivoire : Pascal Affi N’Guessan quitte sa résidence surveillée pour le Golf Hôtel

Pascal Affi N'Guessan, chef du FPI, le 10 mars à Addis Abeba. © AFP

Pascal Affi N'Guessan, chef de file du FPI de Laurent Gbagbo, a été transféré de sa résidence surveillée jusqu'au QG d'Alassane Ouattara pour éviter les "débordements", selon le camp présidentiel.

Le chef du parti du président ivoirien déchu Laurent Gbagbo, Pascal Affi N’Guessan, en résidence surveillée dans un hôtel d’Abidjan, a été transféré vendredi soir 22 avril au QG du chef de l’Etat Alassane Ouattara, après avoir accordé une interview à des médias, a indiqué le ministre de l’Intérieur de Côte d’Ivoire.

Pascal Affi N’Guessan, chef du Front populaire ivoirien (FPI), "a été emmené au Golf hôtel. On a choisi de l’emmener au Golf pour l’instant", a déclaré à l’AFP Hamed Bakayoko.

Il se trouvait depuis la semaine dernière, avec d’autres personnalités de son camp, en résidence surveillée à l’hôtel La Nouvelle Pergola à Abidjan, sous la garde des Forces républicaines (FRCI) de M. Ouattara, et de Casques bleus de la mission onusienne Onuci.

M. N’Guessan avait accordé dans l’après-midi une interview à des médias français, a indiqué à l’AFP un de ses proches, qui a affirmé l’avoir vu "emmené par des militaires" des FRCI.

Ces responsables du camp Gbagbo sont en "résidence surveillée. On a donné des règles, ils essaient d’en faire fi. Pour éviter des débordements, s’ils ne sont pas disciplinés, cela impose de les mettre dans des conditions qui puissent nous donner des assurances", a expliqué M. Bakayoko.

Appel à la "réconciliation"

Arrêté le 11 avril, Laurent Gbagbo avait été retenu au Golf hôtel, avec son épouse Simone, avant d’être placé seul en résidence surveillée dans le nord du pays.

Le 16 avril à l’hôtel La Nouvelle Pergola, Pascal Affi N’Guessan avait lu devant la presse, sous la surveillance des FRCI, une déclaration de son parti appelant à la "réconciliation" avec le camp du nouveau chef de l’Etat.

La chute de Laurent Gbagbo est intervenue à l’issue de plus de quatre mois d’une crise née de la présidentielle du 28 novembre 2010, et de dix jours de guerre dans la capitale économique. Près de 1.000 personnes ont été tuées dans des violences au cours de la crise.

Le président Ouattara, après son investiture qu’il prévoit dans la deuxième quinzaine de mai, doit former un gouvernement d’union comportant notamment des représentants de l’ancien pouvoir. Il a obtenu ces derniers jours l’allégeance de la plupart des chefs militaires et des présidents des principales institutions du pays. Son gouvernement, tout en prônant la réconciliation, a annoncé qu’il allait demander des enquêtes sur les "crimes" présumés du régime défait.

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