Politique

Cameroun : Paul Biya « candidat du RDPC » à la présidentielle

| Par AFP
Paul Biya et son épouse Chantal le 23 octobre 2010 au 13e sommet de la Francophonie à Montreux.

Paul Biya et son épouse Chantal le 23 octobre 2010 au 13e sommet de la Francophonie à Montreux. © AFP

Un ministre et responsable du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti du président camerounais Paul Biya a affirmé dimanche à la radio d’Etat que M. Biya « est le candidat du RDPC » à la présidentielle prévue en principe en octobre.  

Paul Biya, 78 ans, au pouvoir depuis 1982 « est le candidat du Rdpc à l’élection présidentielle de 2011« , a affirmé Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supérieur et chargé de la communication du RDPC, dans un entretien diffusé dimanche par la Cameroon Radio-Television (CRTV).

Paul Biya n’a pas encore fait officiellement acte de candidature
mais de nombreux observateurs lui prêtent l’intention de se représenter.

Paul Biya sera aussi le candidat du Rdpc « à toutes les autres élections présidentielles (futures) jusqu’à ce que lui-même en décide autrement », a ajouté Jacques Fame Ndongo, précisant que Paul Biya était leur « champion naturel ».

Le Rdpc, créé en 1985, a annoncé samedi que son président « convoquera (son) troisième congrès ordinaire avant l’élection présidentielle », sans avancer de date précise.

Certains militants du Rdpc estiment que Paul Biya doit se décharger de sa fonction de président du parti pour se consacrer exclusivement à celle de chef de l’Etat. Les statuts du Rdpc stipulent que son président est aussi son candidat à l’élection présidentielle.

Une candidature « illégitime » selon l’opposition

L’opposition milite pour que Paul Biya passe la main. « Une éventuelle candidature du président Paul Biya est illégitime », avait estimé jeudi un politologue et opposant Alain Fogué.

En 1991, une rencontre tripartite rassemblant la classe politique, la société civile, ainsi que le gouvernement avait débouché sur des accords dont un portait sur la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux septennats.

« Devant le peuple, le président Biya s’était engagé à se soumettre aux résolutions de la tripartite », avait rappelé M. Fogué.

« Même si cette limitation a été supprimée (en 2008), une éventuelle candidature de Paul Biya poserait le problème de la morale politique, de l’engagement et de la parole donnée », avait-il conclu.
 

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