Politique

Gabon : François Fillon visite les forces françaises

François Fillon a rendu visite dimanche aux forces françaises basées au Gabon qui vont constituer le nouveau dispositif « avancé et projetable » en Afrique de l’Ouest dans le cadre des accords de défense que Paris est en train de négocier avec ses ex-colonies.  

Par
Mis à jour le 17 juillet 2011 à 18:25

François Fillon avec le président du Gabon Ali Bongo Ondimba à Libreville le 16 juillet 2011. © AFP

Le Premier ministre, qui achève dimanche une mini-tournée en Afrique de l’Ouest, s’est rendu au Camp de Gaulle à Libreville où sont basés quelque 900 militaires français, a constaté un journaliste de l’AFP.

"La présence militaire de la France sur ce continent a souvent été, par le passé, la cible de suspicions qui ont pesé sur notre image", a admis François Fillon. Pour couper court à ces insinuations, "le président de la République a souhaité remettre à plat l’ensemble de nos accords en les plaçant sous le signe de la transparence", a-t-il déclaré aux militaires français basés au Gabon.

Nouveaux partenariats de défense

Paris a ainsi débuté la renégociation des accords de défense qui les liaient à ses anciennes colonies en Afrique qui dataient souvent de plusieurs décennies.

Avec ces nouveaux partenariats de défense, le rôle de la base française au Gabon "va encore se renforcer", selon François Fillon, pour constituer la "part essentielle" de la présence militaire française sur la façade Atlantique. Cette base formera ainsi "le coeur de notre nouveau dispositif avancé et projetable", a précisé le chef du gouvernement.

Outre un rôle de formation de forces militaires africaines, les militaires français basés au Gabon continueront de "protéger avec vigueur les intérêts que la France partage avec ses partenaires africains", a assuré FrançoisFillon.

Ce rôle a été récemment illustré par l’envoi, dans le cadre d’une mission de l’ONU, en Côte d’Ivoire du 6e bataillon d’infanterie de marine basé au Gabon lors de la crise post-électorale qui a finalement débouché sur la chute de Laurent Gbagbo.