Politique

Côte d’Ivoire : un haut gradé des forces pro-Gbagbo de retour à Abidjan

L'officier de marine Boniface Konan (au centre), de retour à Abidjan, le 29 juillet 2011, après so © Thierry Gouegnon/Reuters

L'un des plus hauts cadres des forces de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, le colonel-major Boniface Konan, est revenu vendredi de son exil au Ghana, répondant à l'appel du gouvernement près de quatre mois après la fin de la crise post-électorale, a constaté l'AFP.

Ancien "commandant du théâtre des opérations" ("com-théâtre"), ce militaire respecté au sein des ex-Forces de défense et de sécurité (FDS) de Laurent Gbagbo est revenu avec le ministre délégué à la Défense Paul Koffi Koffi et celui de l’Intégration africaine Adama Bictogo.

La délégation gouvernementale a effectué cette semaine un séjour au Ghana voisin – où des responsables politiques du régime déchu ont aussi trouvé refuge – pour convaincre les ex-FDS en exil de rentrer.

Le 21 juillet, le nouveau président Alassane Ouattara a sommé les éléments ex-FDS qui ne l’ont pas encore fait de reprendre le service d’ici fin juillet au sein des nouvelles Forces républicaines (FRCI), sous peine d’être radiés, et garanti leur sécurité.

Craintes et hésitations

Le colonel-major Konan est rentré avec trois autres officiers "de grande valeur", a expliqué devant la presse Adama Bictogo. Parmi eux figure Oulaï Delafosse, ex-préfet militaire dans l’ouest.

Le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko a vu un "signal fort" dans le retour de l’ancien "com-théâtre". "Son retour va certainement engendrer d’autres retours dans les jours qui viennent", a-t-il assuré.

"C’est forcément un peu la crainte, l’hésitation" qui empêchent le retour des ex-FDS encore au Ghana, a-t-il reconnu. Il a dit ne pas avoir "une idée précise" du nombre de militaires exilés, mais selon lui beaucoup sont déjà revenus "dans la discrétion".

"Nous sommes disposés à trouver des arrangements pour que la réconciliation soit réelle", a affirmé M. Bakayoko.

La crise née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre 2010 a fait au moins 3.000 morts et s’est conclue par l’arrestation de l’ex-chef d`Etat le 11 avril après deux semaines de guerre.

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