Politique

Libye : les rebelles s’emparent d’une caserne stratégique aux portes de Tripoli

Les rebelles sont désormais aux portes de Tripoli. © FILIPPO MONTEFORTE/AFP

Les rebelles libyens ont pris dimanche après-midi le contrôle d'une caserne aux portes de Tripoli, située au kilomètre 27, où ils se sont emparés d'armes et de munitions, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Des centaines de rebelles sont entrés dans l’enceinte de cette base militaire, située à l’ouest de Tripoli, sur la route de Zawiyah, d’après la même source. Cette caserne était l’obstacle le plus important sur la route de Tripoli. La base militaire est entourée, comme une forteresse, d’un mur épais d’une vingtaine de mètres de haut: à l’intérieur, au milieu d’une forêt d’eucalyptus, se trouvent des armes, des lanceurs de Grad, différents types de véhicules et de nombreuses caisses de munitions.

Quand le correspondant est entré dans le bâtiment, après un violent assaut des rebelles, des véhicules étaient en feu, avec à l’intérieur des corps carbonisés. Les combats ont fait plusieurs blessés, selon le journaliste, qui n’était néanmoins pas en mesure de communiquer un bilan des victimes.

Des centaines de véhicules de rebelles arrivaient sur les lieux en fin de journée. « Nous avons pris cette base, mais elle n’est pas encore sécurisée. Nous pensons qu’il y a toujours des tireurs embusqués à l’intérieur », a déclaré à l’AFP un combattant rebelle, Mohammed.

Les détenus de Maya libérés

Dimanche après-midi, les insurgés ont par ailleurs libéré plusieurs dizaines de détenus de la prison de Maya, située non loin de là, selon le correspondant de l’AFP. Torse nu, les prisonniers, blafards et certains très amaigris, ont été emmenés dans des véhicules au milieu des tirs, a raconté le correspondant, qui a vu que certains portaient des traces de coups ou de tortures.

Selon lui, de violents combats ont eu lieu autour de la prison de Maya, qui abritait des détenus anti-Kadhafistes. Les prisonniers étaient enfermés dans des pièces de 9 m2, à raison d’une vingtaine de détenus par pièce, des espèces de containeurs en tôle où régnait une chaleur étouffante. « Je suis très heureux d’être libre, maintenant je peux goûter à la liberté et à la démocratie », a affirmé un ancien prisonnier, Anwar.

Accrochages réguliers

Les rebelles des montagnes de Nefoussa avancent en direction de la capitale Tripoli, appuyés par des chars et armés des mitrailleuses et de fusils d’assaut. Régulièrement, des accrochages ont lieu avec les troupes fidèles au dirigeant Mouammar Kadhafi, selon le correspondant.

Les rebelles ont pris dimanche matin une forêt à 24 kilomètres à l’ouest de Tripoli après des combats meurtriers contre les forces loyalistes, a affirmé à l’AFP un insurgé. Une opération était par ailleurs en cours dimanche dans la capitale libyenne pour isoler le colonel Mouammar Kadhafi, selon le Conseil national de transition (CNT, organe politique de la rébellion) basé à Benghazi (est).

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