Politique

Libye : après l’expriration de l’ultimatum, la situation « est dans les mains des combattants »

Le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, a affirmé samedi qu’il revenait désormais aux commandants sur le terrain de décider quand attaquer les bastions pro-Kadhafi, après l’expiration d’un ultimatum pour une reddition pacifique.

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Mis à jour le 10 septembre 2011 à 17:30

Le chef du CNT libye, Moustafa Abdeljalil (à droite) à l’aéroport de Benghazi, le 10 septembre 20 © AFP

"La nuit dernière, l’ultimatum a expiré. Nous l’avons étendu plus d’une fois, essayant d’ouvrir la voie à une résolution pacifique", a affirmé Moustapha Abdeljalil devant quelque 300 responsables locaux dans la ville de Misrata (200 km à l’est de Tripoli).

"Maintenant, la situation est dans les mains des combattants révolutionnaires. Nous leur avons parlé à travers leurs commandants et nous leur laissons le choix de décider (d’attaquer) quand ils le voudront", a-t-il ajouté.

Un peu plus tôt, M. Abdeljalil avait appelé devant la presse les derniers bastions pro-Kadhafi, en particulier Syrte (360 km à l’est de Tripoli), Bani Walid (170 km au sud-est de Tripoli) et Sebha (centre), à laisser ses combattants entrer sans effusion de sang.

"Nous tendons la main à nos frères dans ces régions afin de permettre à nos troupes d’y entrer sans effusion de sang et sans combats", avait-il déclaré.

"Libérer tout le territoire"

"Notre première priorité est de libérer tout le territoire libyen, des régions comme Bani Walid, Syrte et Sebha", avait souligné M. Abdeljalil, avertissant que Mouammar Kadhafi conservait toujours une capacité de nuisance.

"Nous ne devons pas oublier que Mouammar Kadhafi est toujours vivant et qu’il a toujours de l’argent et de l’or pour corrompre les gens", avait-il averti.

M. Abdeljalil a quitté samedi matin Benghazi (est), siège du CNT depuis sa création le 27 février, pour une visite à Tripoli, tout en précisant que ce déplacement restait provisoire et que le transfert définitif du CNT aurait lieu après la libération totale du pays.

Il a fait sur la route une escale à Misrata, ville ralliée à la rébellion dès les premiers jours en février et qui a été assiégée et bombardée pendant des mois par les pro-Kadhafi.