Politique

Tunisie : l’Assemblée constituante se réunira le 22 novembre

Une femme vote le 23 octobre 2011. © Nicolas Fauqué pour J.A.

L'Assemblée nationale constituante élue le 23 octobre en Tunisie sera convoquée le 22 novembre pour une séance inaugurale dans les locaux de l'ancien Parlement à Tunis, a-t-on annoncé officiellement samedi.

La date de cette première séance a été décidée lors d’une réunion entre le président par intérim Foued Mebazaa et les dirigeants des principaux partis représentés à l’assemblée tunisienne, a-t-on précisé à l’AFP.

M. Mebazaa signera un décret de convocation de l’assemblée et y définira les procédures pour un bon déroulement de la séance inaugurale, a-t-on ajouté.

Ce décret doit être publié après la proclamation des résultats définitifs de l’élection du 23 octobre par la Commission électorale indépendante (Isie), attendue ce lundi.

Les 217 élus de l’assemblée auront pour principal mandat la rédaction d’une nouvelle constitution tunisienne mais ils devront aussi mettre en place un nouvel exécutif et légiférer jusqu’à la tenue d’élections générales.

Le parti islamiste Ennahda, vainqueur des élections (89 sièges) a annoncé la candidature du numéro deux Hamadi Jebala au poste de Premier ministre, alors que les tractations se poursuivent entre ce parti et les formations du Congrès pour la république (CPR, 30 sièges) et Ettakatol (centre gauche, 21 sièges) pour le choix du président de la République et celui de l’Assemblée constituante.

Sept sièges de plus pour la Pétition populaire

Le Tribunal administratif a été saisi de 104 recours et a restitué sept sièges à la Pétition populaire, le mouvement politique de l’homme d’affaires tunisien basé à Londres Hechmi Haamdi qui disposera ainsi de 26 élus.

Onze des principaux partis tunisiens ont signé en septembre une déclaration de transition prévoyant notamment que le mandat de l’assemblée ne doit pas dépasser un an.

La nouvelle Assemblée constituante est la deuxième du genre après celle élue en 1956 après l’indépendance, qui avait mis trois ans à rédiger la première constitution du pays.

Le président par intérim et le gouvernement provisoire de Béji Caïd Essebsi, formé un mois un demi après la fuite de Ben Ali le 14 janvier restent en fonction jusqu’à la passation de pouvoir à une nouvelle équipe.

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