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Football : Gerets, sélectionneur heureux et confiant du Maroc avant la CAN

Le sélectionneur du Maroc Eric Gerets a réussi à souder le groupe des Lions de l’Atlas qui suscitent de fortes attentes dans le royaume chérifien et ravivent les rêves d’un titre lors de la Coupe d’Afrique des nations 2012 (21 janvier-12 février), après celui décroché en… 1976.

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Mis à jour le 15 janvier 2012 à 16:08

Le sélectionneur du Maroc Eric Gerets, le 4 juin 2011 à Marrakech. © AFP

"Je suis un entraîneur heureux qui dispose d’une équipe homogène, forte et capable de s’imposer", aime à répéter Gerets, qui est parvenu à remonter le moral de la sélection marocaine après une traversée de désert de plusieurs années.

Depuis son arrivée à la tête du Maroc en 2010, le technicien a parcouru les stades européens pour dénicher les espoirs marocains. Mission accomplie puisqu’il a renforcé son effectif en faisant appel à des jeunes talents comme Mehdi Carcela (Anzhi Makhachkala/RUS), Youssef El Arabi (Hilal/KSA) ou Adil Taarabt (Queens Park Rangers/ENG).

Surtout, l’entraîneur belge a réussi à ressouder l’équipe. "Outre la qualification du Maroc, Gerets a un comportement professionnel car il a rétabli la confiance au sein d’une équipe qui était divisée", estime Bélaïd Boumid, président de l’Association africaine de la presse sportive.

"Il a ramené la confiance et la rage de vaincre et il a des joueurs modestes qui respectent l’adversaire et qui n’iront pas à la CAN en superman. Mais ses éléments joueront pleinement leurs chances sans concession", a souligné M. Boumid.

"Il a créé une union"

La presse marocaine partage cette opinion en affirmant qu’il a réussi à créer une union au sein de la sélection. "Gerets a mis fin aux clans au sein de l’équipe. Il a créé une union et une meilleure ambiance de travail", avance pour sa part Najib Salmi, du journal L’Opinion.

Les Lions de l’Atlas ont entamé, loin des regards, un stage de préparation à Marbella, dans le sud de l’Espagne. Un choix parfois critiqué, étant donné que le sec climat andalou n’a rien à voir avec celui chaud et humide du Gabon, où le Maroc affrontera la Tunisie, le Niger et le pays hôte.

Des critiques également sur le choix d’un match amical contre une équipe suisse, sans grand rapport avec une sélection africaine. Mais les proches de Gerets se défendent en affirmant que le coach national a joué la prudence et la sûreté.

"Il s’entraîne pratiquement à huis clos car il ne veut pas dévoiler la tactique de jeu qu’il appliquera à la CAN. En plus, Gerets a choisi le club suisse comme partenaire amical pour éviter à ses joueurs des blessures qui pourraient les priver de la compétition africaine", explique à l’AFP un responsable de la Fédération royale marocaine sous le couvert de l’anonymat.