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Législatives en Égypte : les islamistes dominent l’élection de la chambre haute

| Par AFP
Une Égyptienne vote au Caire lors de l’élection de la chambre haute, le 29 janvier 2012.

Une Égyptienne vote au Caire lors de l'élection de la chambre haute, le 29 janvier 2012. © AFP

Les islamistes ont remporté l’écrasante majorité des sièges lors de l’élection de la chambre haute (Choura) du Parlement, dernière étape de législatives largement dominées par les islamistes, a annoncé samedi la Haute commission électorale égyptienne (HCE).

Selon un responsable de cette commission, la formation des Frères musulmans, le Parti de la liberté et de la justice (PLJ), a remporté 105 sièges, le parti salafiste (fondamentaliste musulman) Al Nour 45 sièges, le Wafd (libéral) 14 sièges et le Bloc égyptien (principale coalition libérale) huit sièges. Huit autres sièges sont répartis entre plusieurs petites formations.

Le scrutin, entamé le 29 janvier, a permis d’attribuer 180 des 270 sièges de la Choura, le reste des membres étant désignés par le chef d’Etat de fait, le maréchal Hussein Tantaoui à la tête du conseil militaire qui dirige le pays depuis le départ en février de Hosni Moubarak.

Cette élection fait suite à celle des députés de l’Assemblée du peuple (chambre basse), marquée par un raz-de-marée des formations islamistes qui ont remporté les trois-quarts des sièges.

Faible participation

Mais contrairement au scrutin précédent, qui a suscité un intense débat politique et une mobilisation importante, l’élection de la Choura, aux fonctions essentiellement consultatives, s’est déroulée dans l’indifférence quasi-générale, avec des bureaux de vote largement déserts.

Lors d’une conférence de presse, le chef de la HCE Abdel Moez Ibrahim a indiqué que le taux de participation à l’élection de la Choura n’avait pas dépassé les 10%.

Le rôle principal de la Choura sera, avec l’Assemblée du peuple, de désigner les membres de la commission qui devra rédiger une nouvelle Constitution.

Les deux chambres du Parlement avaient été dissoutes dans la foulée du départ, le 11 février 2011, du président Hosni Moubarak, confronté à une révolte populaire du Printemps arabe.

Les élections législatives doivent être suivies par une présidentielle avant la fin du mois de juin, à une date encore indéterminée. Les candidatures pour la magistrature suprême commenceront à être déposées le 10 mars.

L’armée s’est engagée à remettre le pouvoir aux civils après l’élection d’un nouveau chef de l’Etat.

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