Politique

Mali : les rebelles « cernent » Tombouctou après avoir pris le contrôle de Gao

| Par AFP
Un Touareg dans le nord du Mali, le 17 novembre 2006.

Un Touareg dans le nord du Mali, le 17 novembre 2006. © AFP

Les rebelles touareg du MNLA affirment « cerner » dimanche Tombouctou, dernière ville du Nord du Mali encore contrôlée par l’armée malienne, après s’être emparé samedi de la ville de Gao et « mis fin à l’occupation malienne sur toute la région ».

Dans un communiqué, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) des rebelles touaregs, "informe que son état-major cerne la ville de Tombouctou pour déloger le reste de l’administration politique et militaire malienne pour le bonheur du peuple de l’Azawad (la région du Nord du Mali)".

"Le MNLA vient de mettre fin à l’occupation malienne sur toute la région de Gao par la prise et le contrôle de la ville de Gao ce samedi. (…) La région est désormais sous son contrôle et son administration", ajoute le communiqué mis en ligne sur le site internet de la MNLA.

Selon des témoins, interrogés au téléphone depuis Bamako, des tirs ont été signalés dimanche matin en provenance de la périphérie sud-est de Tombouctou, qui ont cependant baissé d’intensite.

"J’ai entendu des coups de feu très intenses au sud-est de Tombouctou. Les coups de feu ont actuellement baissé d’intensité", a expliqué l’un d’entre eux à l’AFP.

Gao aux mains des rebelles

Selon des sources concordantes, la ville de Gao est tombée dans la nuit de samedi à dimanche aux mains des rebelles, qui ont investi les deux camps militaires.

Le chef de la junte militaire au pouvoir depuis le 22 mars à Bamako, le capitaine Amadou Sanogo, avait ordonné samedi soir à l’armée de "ne pas prolonger les combats", laissant de facto la ville ouverte aux rebelles qui y avaient lancé des attaques dans la matinée.

A un millier de kilomètres au nord-est de Bamako, Gao, environ 90.000 habitants, abritait l’état-major des forces gouvernementales pour toute la région Nord.

Sa capture par les rebelles est intervenue 24 heures après la prise de Kidal, à environ 300 km plus au nord-est, par les rebelles.

Plusieurs groupes armés prennent part à l’offensive en cours: le MNLA, le groupe islamiste Ansar Dine du chef touareg Iyad Ag Ghaly, ainsi que des éléments d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le "Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest" (Mujao), une dissidence d’Aqmi dirigée par des Maliens et des Mauritaniens, a également revendiqué sa participation à l’attaque de Gao.
 

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte