Politique

Mali : le conseil de sécurité de l’ONU refuse à nouveau une force d’intervention

Le Conseil de sécurité de l’ONU a de nouveau refusé vendredi d’apporter son soutien au projet de force d’intervention au Mali présenté par l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

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Mis à jour le 16 juin 2012 à 17:04

Des combattants du MNLA dans un lieu indéterminé du Mali. © MNLA/AFP

Plusieurs membres du Conseil de sécurité ont exprimé leurs préoccupations sur ce projet lors d’une réunion à huis clos à New York, ont indiqué des diplomates onusiens.

Mercredi déjà, le Conseil de sécurité de l’ONU avait pris note de la proposition de créer cette force, sans y apporter son soutien, à l’occasion des discussions annuelles entre le Conseil de sécurité et le Conseil de paix et de sécurité de l’UA.

« Comment cette force va-t-elle aider les Maliens, comment va-t-elle s’attaquer aux rebelles? Ce sont les grandes questions qui n’ont pas encore reçu de réponses complètes », a déclaré un diplomate sous couvert d’anonymat.Un porte-parole de la mission française à l’ONU a de son côté indiqué que de « bon progrès » avaient été réalisés dans les discussions.

L’usage de la force n’est pas "exclu"

« L’usage de la force n’est pas la première option. La première option, c’est d’obtenir une résultat via la négociation avec ceux qui ont des revendications légitimes », a déclaré à la presse le président de la Commission de la Cedeao, Kadré Désiré Ouédraogo.

« Les chefs d’Etat (de la Cedeao) ont été clairs : si les discussions échouent, l’usage de la force n’est pas exclu et c’est pourquoi ils ont demandé à la Commission de la Cedeao de tenir prête une force pour une intervention au Mali », a-t-il expliqué.

La Cedeao a indiqué disposer d’une force de 3.000 hommes prête à entrer au Mali pour aider le gouvernement intérimaire. Cette force tenterait également de reprendre la partie nord du pays aux mains de groupes touaregs et islamistes.