Politique

RDC : 3 069 hommes pour la brigade d’intervention de l’ONU dans l’Est

| Par AFP
Des Casques bleus de l’ONU près de Goma, dans l’est du Congo, le 18 novembre 2012.

Des Casques bleus de l'ONU près de Goma, dans l'est du Congo, le 18 novembre 2012. © AFP/Phil Moore

La brigade d’intervention de l’ONU qui doit être déployée pour combattre les groupes armés actifs dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) comptera 3 069 hommes, a-t-on appris, samedi 13 avril, auprès de Mission de la l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco).

La brigade d’intervention de l’ONU qui doit être déployée pour combattre les groupes armés actifs dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) comptera 3.069 hommes, a-t-on appris samedi auprès de Mission de la l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco).

La brigade comptera « 3.069 hommes, c’est le chiffre officiel » a déclaré à l’AFP Madnodje Mounoubai, porte-parole de la Monusco, chargée de la protection des civils et à laquelle sera intégrée la brigade onusienne. L’Afrique du Sud, la Tanzanie et le Malawi doivent fournir des troupes.

« Chaque pays va contribuer à envoyer un bataillon d’infanterie de 850 soldats, ce qui fait 2.550 hommes. Il reste 519. Ces 519 sont répartis en une compagnie d’artillerie, une compagnie de forces spéciales et une compagnie de reconnaissance », a expliqué M. Mounoubai. Il a précisé que la brigade opèrerait sous le commandement d’un général tanzanien.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté le 28 mars une résolution créant une brigade d’intervention chargée de lutter contre les groupes armés dans l’Est, en tête desquels le Mouvement du 23 mars (M23) – une rébellion que des experts de l’ONU disent soutenus par le Rwanda et l’Ouganda voisins, ce que ces deux pays réfutent.

Ainsi renforcée, la Monusco se voit confier la tâche supplémentaire de « mener des opérations offensives et ciblées » – seule ou avec l’armée congolaise – pour « stopper le développement de tous les groupes armés, les neutraliser et les désarmer ».

Vendredi, le M23 a déclaré à l’AFP qu’il s’accorderait « le droit de riposter » en cas d’attaque de la brigade d’intervention. Il a par ailleurs écrit aux parlements d’Afrique du Sud et de Tanzanie afin qu’ils poussent leur gouvernement à annuler l’envoi de soldats dans l’Est congolais.

Le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, avait annoncé que la brigade serait déployée d’ici « la fin du mois d’avril ». De son côté, l’ONU a indiqué que les premières troupes seraient en place d’ici quelques semaines.
 

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3096_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte