Politique

Gabon : libération de six militants associatifs proches de l’opposition

| Par AFP
Manifestation à Libreville, le 11 mai 2013, pour dénoncer les crimes rituels.

Manifestation à Libreville, le 11 mai 2013, pour dénoncer les crimes rituels. © AFP

Six militants d’une association gabonaise proche de l’opposition, arrêtés samedi lors d’une manifestation différente de celle organisée par le pouvoir pour dénoncer les crimes rituels au Gabon, ont été libérés dans la nuit, selon l’un des responsables de l’association.

"Nous avons été libérés tous les six vers deux heures du matin dimanche (…) Les policiers nous accusaient +d’atteinte à l’ordre public+", a affirmé à l’AFP le porte parole du collectif "Ca suffit comme ça", Georges Mpage, qui faisait partie des personnes arrêtées.

Certains dirigeants de la société civile avaient décidé de boycotter la marche organisée notamment par l’Association de lutte contre les crimes rituels (ALCR), quand la Première dame du Gabon Sylvia Bongo Ondimba avait annoncé sa participation.

Dénonçant une "récupération politique" du pouvoir, ils avaient alors appelé à une autre manifestation, dans un quartier populaire de Libreville, que la police avait interdite.

"Dès qu’on a amorcé la marche, ils nous ont chargés", a affirmé Annie Léa Meye, membre de "Ca suffit comme ça".

Sorcellerie

Vendredi la présidence gabonaise avait démenti toute tentative de récupération. "C’est au contraire ces gens-là qui veulent instrumentaliser la douleur des familles contre le pouvoir (…) comme si c’était le pouvoir qui organisait les crimes rituels", a déclaré le porte-parole de la présidence, Alain Claude Bilié By Nzé.

La manifestation conduite par la Première dame a rassemblé entre 3.000 et 4.000 personnes portant des tee-shirt, pancartes et banderoles "Stop aux crimes rituels". Elle s’est achevée devant le palais présidentiel du bord de mer en présence du président Bongo.

Début avril, l’interdiction d’une marche de protestation pacifique contre l’inertie des pouvoirs publics avait encore alimenté la polémique sur les réseaux sociaux.

Pratiqués par des cercles secrets adeptes de sorcellerie, les crimes rituels consistent à prélever le sang de la victime et certaines parties du corps – yeux, sourcils, oreilles, sexe, langue, lèvres, bouts de peau, cerveau – censées offrir santé, richesse, réussite et pouvoir.

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