Politique

Élections au Zimbabwe : Tsvangirai déplore l’absence de réformes

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Mis à jour le 7 juillet 2013 à 18:35

Le Premier ministre du Zimbabwe, Morgan Tsvangirai, a lancé, dimanche 7 juillet, sa campagne pour les élections générales du 31 juillet en déplorant l’absence de réformes garantissant un scrutin libre et équitable.

"Nous participons avec le coeur gros: les réformes pour assurer des élections libres et équitables n’ont pas eu lieu", a lancé M. Tsvangirai, opposant historique du président Robert Mugabe, devant environ 10.000 partisans réunis dans un stade de Marondera (est).

"Mais notre foi en Dieu va nous faire surmonter les obstacles, a-t-il poursuivi. Et nous allons gagner les élections, nous croyons dans la sagesse des gens de ce pays."

Dans un pays marqué par la violence politique depuis des années, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai exigeait notamment des garanties sur l’attitude des médias et des forces de sécurité, qui soutiennent ouvertement le chef de l’Etat, au pouvoir depuis 33 ans et qui brigue un nouveau mandat présidentiel face à Tsvangirai.

Mais le président Mugabe leur a coupé l’herbe sous le pied en fixant unilatéralement la date du scrutin au 31 juillet, une décision confirmée jeudi par la Cour constitutionnelle du Zimbabwe.

MM. Tsvangirai et Mugabe ont formé il y a quatre ans un gouvernement d’union pour mettre un terme à la grave crise politique et économique ayant suivi les dernières élections générales en 2008.

Morgan Tsvangirai était alors arrivé en tête au premier tour, mais il avait dû se retirer devant les violences faites à ses partisans, le bilan avait tourné autour de 200 morts. Seul en lice, Robert Mugabe avait été réélu à la tête du pays.