Politique

Mali : ralliement surprise de Dramane Dembélé au favori IBK

Le candidat pour la démocratie au Mali (Adéma), Dramane Dembélé, le 28 juillet 2013. © AFP

Coup de théâtre à huit jours du second tour de l'élection présidentielle au Mali avec le ralliement du candidat arrivé troisième, Dramane Dembélé, au vainqueur du premier tour, IBK, contre l'avis de son parti.

Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) est arrivé largement en tête du premier tour du 28 juillet avec 39,2% des voix, devant Soumaïla Cissé, qui a obtenu 19,4% des votes, selon les résultats officiels publiés vendredi. Mais l’issue du second tour reste incertaine, alors que 26 autres candidats – dont l’un avait retiré sa candidature – ont recueilli plus de 40% des suffrages et que des observateurs évoquent la possible constitution d’un front "tout sauf IBK".

Ces tractations ont toutefois été bousculées samedi par le ralliement du candidat du plus grand parti malien, l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma), arrivé en troisième position avec près de 9,6% des voix, qui a apporté son soutien à titre personnel à Ibrahim Boubacar Keïta. "J’appelle à voter au second tour pour Ibrahim Boubacar Keïta. Avec IBK, nous sommes à l’Internationale socialiste, nous partageons les mêmes valeurs", a déclaré Dramane Dembélé, au cours d’une conférence de presse à Bamako.

"La décision de Dembélé n’engage que lui seul"

La veille, l’Adéma avait pourtant appelé à voter pour Soumaïla Cissé, qui est au côté de l’Adéma membre du Front pour la démocratie et la République (FDR), coalition de partis et de mouvements de la société civile créée après le coup d’Etat du 22 mars 2012 qui avait précipité la chute du nord du Mali aux mains de groupes jihadistes.

"La décision de Dembélé n’engage que lui seul. C’est le parti qui décide. Les militants suivront notre mot d’ordre de voter pour Soumaïla Cissé", a assuré le président par intérim de l’Adéma, Iba N’Diaye. Dramane Dembélé, un ingénieur de 46 ans, avait été choisi à la surprise générale comme candidat par l’Adéma, où il n’était pas considéré comme un personnage de premier plan.

Il ne reste aux deux finalistes que six jours pour mener leur campagne dans un pays qui a été déstabilisé par un an et demi de crise politico-militaire.

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