Politique

Des centaines de manifestants contre Areva dans le nord du Niger

L'entrée du site d'Areva à Arlit, au Niger.

L'entrée du site d'Areva à Arlit, au Niger. © AFP

Des milliers de personnes selon les organisateurs, mais seulement 200 à 300 personnes selon Areva, ont manifesté samedi dans la cité minière d'Arlit, dans le nord du Niger, contre le groupe nucléaire français qui exploite depuis plus de 40 ans l'uranium dans cette zone désertique.

Mis à jour le 16/10 à 11h49.

"L’objet de la manifestation qui a regroupé quelque 5.000 personnes est de soutenir le gouvernement dans ses prochaines discussions avec Areva au sujet de notre uranium", a indiqué à l’AFP Azaoua Mamane, l’un des organisateurs. Le chiffre de 5.000 participants a été confirmé par plusieurs autres sources, mais Areva a publié un communiqué le démentant, parlant de 200 à 300 manifestants seulement et fournissant à l’appui de son estimation une vidéo de ladite mobilisation.

La manifestation a été organisée à appel d’une coalition de la société civile locale, selon la radio privée Anfani. Les manifestants – élus locaux et membres de la société civile, auxquels se sont joints des habitants -, ont défilé dans les rues de la ville avant de tenir un meeting à la "Place de la concertation", ont indiqué des habitants joints au téléphone par l’AFP.

Les protestataires ont scandé des "slogans anti-Areva", qu’ils accusent de "polluer" leur environnement déjà très hostile, de "provoquer la radioactivité" et "de ne s’être guère soucié des préoccupations quotidiennes des habitants", a précisé un élu local qui a participé à cette marche.

Un partenariat "très déséquilibré"

"La population a hérité de 50 millions de tonnes de résidus radioactifs stockés à Arlit et Areva continue de pomper gratuitement 20 millions de mètres cubes d’eau par an pendant que la population meurent de soif", a dénoncé M. Mamane.

Selon lui, "les rues et les habitations d’Arlit sont construits à l’aide de résidus radioactif et la nappe phréatique usée et contaminée s’assèche par la faute d’Areva". "Le pire c’est que Areva continue de nier tout cela", a-t-il déploré.

Le Premier ministre du Niger, Brigi Rafini, a affirmé le 6 octobre que le Niger va "passer au peigne fin" ses contrats miniers avec Areva en jugeant son partenariat "déséquilibré". Le Niger, qui compte parmi les grands producteurs mondiaux d’uranium mais reste l’un des pays les plus pauvres du monde, avait critiqué fin octobre 2012 le partenariat historique "très déséquilibré" avec Areva et réclamé des retombées plus importantes.

(Avec AFP)

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