Politique

Mauritanie : l’opposition demande « l’annulation pure et simple » des élections

Un bureau de vote à Nouakchott le 23 novembre.

Un bureau de vote à Nouakchott le 23 novembre. © AFP

La Coordination de l’opposition démocratique (COD) a demandé, lundi, l’annulation des législatives et municipales mauritaniennes du 23 novembre. Cette coalition des partis d’opposition qui avait boycotté ces scrutins estime qu’ils vont donner « une Assemblée nationale illégitime ».

La Coordination de l’opposition démocratique (COD) poursuit son bras de fer avec le pouvoir mauritanien. Après avoir boycotté les scrutins du 23 novembre, elle a demandé, lundi 2 décembre, leur annulation : "La COD considère que ces élections sont nulles et demande l’annulation pure et simple", indique-t-elle dans un communiqué alors que les résultats définitifs ne sont toujours pas rendus publics.

La COD appelle les "acteurs politiques du pays à oeuvrer pour discuter et arrêter des conditions consensuelles permettant de sortir le pays de l’impasse politique actuelle".

Sur les onze partis de la coalition, dix ont boycotté les élections du 23 novembre organisées, selon elle, "unilatéralement" par le pouvoir du président Mohamed Ould Abdelaziz. Seul le parti islamiste Tewassoul n’a pas pris part au boycott.

"Ces élections n’apportent aucune solution à la crise politique que traverse le pays. Cette crise ira en s’aggravant à cause de l’avènement d’une Assemblée nationale contestée et donc illégitime et d’une représentativité parlementaire en net recul", déclare la COD.

Selon elle, "le déroulement de ces élections a confirmé toutes les appréhensions" de ces partis d’opposition, "aucune garantie de transparence n’a existé" et la commission électorale "s’est avérée assujettie au pouvoir".

Cinq partis d’opposition ayant participé à ces élections ont critiqué ces derniers jours cette commission pour le retard dans la publication des résultats et dénoncé une absence de transparence dans le décompte des voix.

>> À lire aussi : un parti d’opposition exige la publication immédiate des résultats

Le pouvoir en tête

Selon des résultats officiels partiels publiés dimanche, le parti au pouvoir en Mauritanie était toujours en tête de ces élections. Avec au moins le quart des députés et le tiers des communes, il était suivi de loin par les islamistes de Tewassoul, dont le score est le principal enjeu de ces élections auxquelles étaient appelés quelque 1,2 million d’électeurs.

La commission électorale avait annoncé vendredi que le taux de participation était de 75%, un "record" en Mauritanie, où la participation s’était élevée à 64,58% lors de la présidentielle de juillet 2009 et à 73% aux législatives et municipales de 2006.

Alors que la date du second tour est prévue pour le 7 décembre, des experts électoraux estiment que cette date sera matériellement difficile à tenir, les délais de recours étant de huit jours et les bulletins confectionnés à l’étranger.

(Avec AFP)

 

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