Justice

Hama Amadou de retour au pays

Hama Amadou a bénéficié le 23 avril dernier d'une liberté provisoire

Hama Amadou a bénéficié le 23 avril dernier d'une liberté provisoire ©

Hama Amadou est rentré au Niger dans la nuit de dimanche à lundi, selon l’Agence de presse africaine. L’ancien Premier ministre était en France pour bénéficier de soins médicaux.

L’ex-Premier ministre du Niger Hama Amadou, qui séjourne depuis sa libération en avril dernier en France pour des raisons de santé, est rentré au bercail dans la nuit de dimanche à lundi, a constaté APA. Hama Amadou a bénéficié le 23 avril dernier d’une liberté provisoire. Il était écroué depuis le 26 juin 2008 à la prison de haute sécurité de Koutoukalé (40 km au sud de Niamey) pour de présumés détournements de deniers publics.

L’ancien Premier ministre a fait une discrète apparition dans la foule de personnes qui avait accompagné lundi Adamou Moumouni Djermakoye à sa dernière demeure, à Dosso, à 139 km au sud-ouest de Niamey. L’ancien Président de la Haute Cour de justice est décédé dimanche.

Pas un mot sur Adamou Djermakoye

Hama Amadou s’est gardé de toute déclaration publique, se réservant même de s’exprimer sur le défunt qu’il a connu une trentaine d’années et dont il fut également l’allié au sein de l’Alliance des forces pour la démocratie, la coalition qui a porté Mamadou Tandja au pouvoir en novembre 2004.

L’ex-chef du gouvernement, 59 ans, a été incarcéré et jugé pour le détournement présumé de 39 millions FCFA de fonds d’aide à la presse privée, au lieu de 100 millions FCFA préalablement annoncé lors de sa mise en accusation par l’assemblée nationale.

Après un séjour médical à l’hôpital national de Niamey, suite à la dégradation de son état de santé, M. Amadou avait bénéficié d’une liberté provisoire pour bénéficier de soins dans un hôpital à Paris, en France.

« Projet de liquidation politique »

Fortement pressenti comme le successeur du Président Tandja, il a connu des déboires judiciaires au lendemain du reversement, fin mai 2007, par motion de censure, de l’équipe qu’il dirigeait depuis 7 ans, et dont deux membres étaient soupçonnés de « mauvaise gestion » d’un fonds de près de 2 milliards FCFA destinés à aider le secteur de l’éducation nationale.

Mi-2008, le parlement où son parti et ses alliés disposaient pourtant d’une écrasante majorité (88 sièges sur 113) a voté une demande de mise en accusation introduite à son encontre par l’actuel gouvernement.

Quelques semaines avant son emprisonnement en 2008, M. Amadou a affirmé être victime d’un « projet de liquidation politique » qui bénéficierait de la bénédiction du Président Tandja.

Tandja se prépare pour un troisième mandat

Agé de 71 ans, le chef de l’Etat sortant, élu en 1999 puis réélu en novembre 2004, sous la bannière du Mouvement national pour la société de développement (MNSD), ne peut plus se représenter après deux mandats successifs, selon les dispositions de la constitution du Niger.

Mais le Président Tandja multiplie les tentatives pour modifier la constitution et obtenir une prolongation de son mandat présidentiel. Le 9 juin dernier, un avant projet de constitution a même été présenté au chef de l’État, qui avait signé un décret pour convoquer un référendum constitutionnel pour le 4 août prochain.

Cependant, dans un arrêt qu’elle a rendu le 12 mai dernier, la Cour constitutionnelle, saisie par des partis politiques, a annulé le décret présidentiel. La réaction du Président Tandja au lendemain de cette décision se fait toujours attendre.

Abonné(e) au magazine papier ? Activez gratuitement votre compte Jeune Afrique Digital pour accéder aux contenus réservés aux abonnés.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte