Société

Le pays a enregistré en 2007 prés de 5 000 accidents de la circulation avec 528 tués

Le Niger a enregistré en 2007, quelque 4640 accidents de la circulation routière avec 528 tués et 11943 blessés, une situation qui cache également l’ampleur du phénomène qui s’accroît chaque année, a appris APA de source officielle, à Niamey.

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Mis à jour le 17 novembre 2008 à 18:23

Le ministre nigérien des transports fait cette annonce à l’occasion de la journée mondiale de souvenir des victimes des accidents de la circulation routière, dont les festivités se poursuivent à Niamey.

Lundi, des dizaines de personnes dont des victimes d’accident de la route ont manifesté pour appeler à l’amélioration des conditions sécuritaires sur les routes nigériennes où le nombre et la gravité des accidents de la circulation routière vont crescendo chaque année.

Selon Amadou Nouhou, le ministre des transports, entre 2005 et 2007, le nombre de tués est passé de 466 à 528 et celui des blessés de 5748 à 11943, en même temps que ces accidents de la circulation, provoquent une incidence négative sur les efforts de réduction de la pauvreté. « Ils diminuent la population productive et accentuent les problèmes de santé publique. Se souvenir des conséquences dramatiques des accidents de la circulation doit nous concerner tous et nous conduire à agir pour les prévenir » a-t-il ajouté.

En 2007, les autorités nigériennes avaient annoncé une série de mesures pour améliorer la sécurité des passagers et réduire considérablement le nombre des accidents sur les axes routiers nationaux et internationaux. Parmi ces mesures, le gouvernement a décidé de procéder à une suspension de 15 jours à toute société de transport impliquée dans deux accidents corporels dans l’intervalle de 12 mois pour lesquels la responsabilité de ses chauffeurs est établie, et 30 jours en cas de récidive.

Selon le ministre Amadou Nouhou, ces mesures sont relatives au « plombage des boites de vitesse pour limiter la vitesse maximale à 110 ou 100 km/h et l’organisation de contrôles périodiques pour s’assurer de l’état du plomb ».

Au Niger, l’âge minimum requis pour conduire des véhicules de transport en commun de passagers a été fixé à 30 ans et l’expérience minimale dans la conduite de ce genre de véhicules à sept ans.

De même divers contrôles inopinés de la direction nationale des transports terrestres seront effectuées pour vérifier la régularité des documents du chauffeur, du véhicule ainsi que les horaires de départ et le respect de la réglementation en matière de chargement des véhicules.

Dans le monde, les accidents de la circulation routière sont responsables de 33% des décès parmi les jeunes de moins de 25 ans, avec un coût économique direct estimé à 518 milliards de dollars US, dépassant largement la totalité des sommes perçus au titre de l’aide au développement pour l’Afrique.