Politique

121 militants de l’APP démissionnent pour rallier les autorités militaires

121 militants de l’Alliance populaire progressiste (APP), dirigée par Messaoud Ould Boulkhair, président de l’assemblée nationale, et opposée au putsch du 6 août 2008, viennent de démissionner de cette formation politique et annoncé leur soutien ‘’solennel et sans réserve’’ au haut conseil d’Etat qui a renversé le président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, a appris APA à Nouakchott de source bien informée.

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Mis à jour le 18 novembre 2008 à 11:42

S’adressant à la presse dans la capitale mauritanienne, le porte-parole du groupe des ex militants de l’APP, Dr Abderrahmane Ould Horma Ould Babana a déclaré que ‘’cette démission fait suite à de longues concertations avec les dirigeants de ce parti afin de rééquilibrer leur position et contribuer positivement aux efforts visant à instaurer le pays sur une véritable démocratie’’.

Le Dr Ould Horma a, encore, exhorté les acteurs politiques à participer ‘’activement’’ aux états généraux de la démocratie, en perspective, devant permettre le rétablissement de l’ordre institutionnel sur des bases solides.

La démission des militants de l’APP qui intervient à un moment crucial, marqué par le transfert de l’ancien président exilé dans son village natal, et aussi à deux jours de l’expiration de l’ultimatum de l’UE et la préparation des états généraux de la démocratie, constitue un coup dur pour le Front national pour la démocratie (FNDD) auquel fait partie l’APP.

Deuxième acte du genre noté au sein de la même formation politique, cette démission marque aussi une forme de cassure dans les rangs de l’opposition.

Parti de masse, l’APP est constituée essentiellement de cadres arabophones (nasséristes), des négro-africains et d’anciens esclaves affranchis. Il est représenté à l’assemblée nationale par cinq députés dont le président de l’assemblée nationale, président du parti, Messaoud Ould Boulkhair.

Sous le régime de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, renversé le 6 août 2008, l’APP était représenté au gouvernement par quatre ministères dont deux titulaires d’importants postes (agriculture et hydraulique).