Politique

La société civile béninoise demande à la classe politique de se concentrer sur les problèmes des citoyens

Le président de l’Association de lutte contre le racisme l’ethnocentrisme et le régionalisme (Alcrer), une OGN béninoise, Martin Assogba, le Bénin n’a jamais connu une telle crise institutionnelle depuis l’avènement du renouveau démocratique de février 1990.

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Mis à jour le 22 novembre 2008 à 13:56

Au cours d’un entretien accordé à APA, il a alors demandé à la classe politique de se concentrer sur les problèmes que vivent les populations du Bénin au lieu de se mener des guerres politiciennes.

«Depuis l’avènement du Renouveau démocratique du février 1990, les rapports entre les institutions de la république, notamment entre l’exécutif et le législatif, ne sont pas aussi tendus que celui de cette année », a estimé M. Assogba. « Entre les acteurs politiques du Bénin, en l’occurrence le chef d’Etat, le président Yayi Boni, et ses ’’opposants’’ parlementaires, qui n’accordent point leurs violons, les Béninois dits de la société civile se trouvent en otage », a-t-il déploré.

Pour ce membre de la société civile béninoise, cette guéguerre entre le gouvernement et l’Assemblée nationale ne favorise pas le développement économique du pays. « Selon le Doing Business, Rapport de la Banque Mondiale, le Bénin occupe cette année seulement la place de 151 sur 178 pays.

Avec ce classement qui met en exergue la pauvreté du pays, il n’est pas inutile que les institutions de la République se livrent à une quelconque guéguerre », a-t-il indiqué, invitant les protagonistes à des débats contradictoires sur cette crise politique. « A tous les acteurs politiques protagonistes de la crise politique actuelle, je leur suggère des débats contradictoires sur la télévision nationale afin que chacun d’eux s’explique vraiment au peuple », a-t-il souhaité.

Cependant, en mars dernier déjà, les leaders de quatre formations politiques de l’opposition étaient montés au créneau pour dénoncer les atteintes du gouvernement à la séparation des pouvoirs des institutions de la République.

Il s’agit notamment de Nicéphore Soglo de la Renaissance du Bénin, Adrien Houngbédji du Parti pour le Renouveau démocratique (PRD), Bruno Amoussou du Parti social pour la démocratie (PSD) et Antoine Kolawolé du Mouvement Africain pour la démocratie et le progrès (MADEP).