Économie

Pourquoi les investisseurs boudent (encore) la dette malienne ?

Le Mali, à la recherche de 25 milliards de francs CFA dans le cadre de sa stratégie de gestion de la dette, s’est heurté à la réticence des investisseurs sur le marché financier de l’Umoa.

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Mis à jour le 26 août 2023 à 16:10

La plus grande contribution au montant global espéré par le Trésor public malien a été assurée par les institutions bancaires maliennes. Ici, le siège de la Banque internationale du Mali (BIM), à Bamako. © Sebastien Rieussec pour JA

Par le biais de son Trésor public, le Mali a sollicité le marché financier de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) pour lever 25 milliards de francs CFA (38 millions d’euros). Cependant, au terme de cette émission simultanée d’adjudication de bons et obligations assimilables du Trésor, effectuée le 23 août, Bamako n’a mobilisé que 9,5 milliards de F CFA, soit un taux de couverture de 38 %.

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Suivant un système d’enchères à taux et prix multiples, cette adjudication a mobilisé des investisseurs régionaux du Bénin, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire. Mais la plus grande contribution a été assurée par les institutions bancaires maliennes, à hauteur de 6 milliards de F CFA, soit 63 % du montant global espéré par le Trésor public malien.

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