Archives

Le président Pires à Bissau pour des bons offices

APA-Bissau (Guinée-Bissau) Le président capverdien Pedro Pires est arrivé lundi à Bissau pour tenter des bons offices entre le président bissau-guineen Joao Bernardo Vieira et Carlos Gomes Junior, le leader du PAIGC, vainqueur des dernières élections législatives, a-t-on appris de source proche du gouvernement.

Par
Mis à jour le 15 décembre 2008 à 11:13

Le dirigeant capverdien, dont la visite de quelques heures coïncide avec celle du ministre capverdien des Travaux publics, le général Higino Carneiro, a affirmé devant la presse que l’Angola et le Cap-Vert sont « préoccupés par l’évolution de la situation politique en Guinée-Bissau ». Il a indiqué que son pays et l’Angola ont décidé d’envoyer en Guinée-Bissau une importante délégation auprès des autorités de Bissau. «Nous sommes ici pour mieux comprendre la situation », a ajouté M. Pires qui a rappelé l’intérêt qu’il porte pour la Guinée-Bissau « pour des raisons historiques de solidarité ». Une source gouvernementale bissau-guinéenne a confié à APA que la mission du président capverdien est d’essayer de dissiper la tension politique en Guinée-Bissau, marquée par la récente tentative de coup d’état du 23 novembre dernier. La mission vise particulièrement à normaliser les relations entre le président Vieira et M. Carlos Gomes Junior, futur Premier ministre en tant que vainqueur des élections législatives du 16 novembre dernier, ajoute la même source. Les deux hommes entretiennent des relations tendues et cette situation, qui a retardé l’investiture de M; Gomes, inquiète Luanda et Praia. «Après les dernières élections législatives, nous trouvons bien de venir à Bissau parler avec le Président Nino Vieira, avec la direction du PAIGC, avec les autorités et faire savoir à tous nos préoccupations », a souligné le président Pedro Pires. Pedro Pires et Higino Carneiro doivent quitter Bissau ce lundi après des consultations avec le président Vieira, le Premier ministre, Carlos Correia, le chef du PAIGC, Carlos Gomes Junior, et, éventuellement, avec le Chef de l’État-major Général des Forces armées.