Politique

Démissions au sein de l’aile politique de la rébellion touarègue

Six mois après sa création, suite à une dissidence au sein du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), le Front des forces de redressement (FFR) vient de tumultes à son tour des tumultes ayant abouti à la démission de plusieurs de ses responsables.

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Mis à jour le 17 décembre 2008 à 17:00

Dans une lettre datée du 17 décembre et publiée sur le site Internet du mouvement rebelle, sept de ses principaux animateurs, basés en Europe, ont demandé au président dudit mouvement à les démettre de leurs fonctions.

Les démissionnaires, au nombre de sept, ont expliqué leur acte par le souci « du devenir » de la lutte qu’ils ont engagée depuis quelques mois contre le gouvernement du Niger et qui se résument à une « meilleure » prise en compte des populations autochtones de la région d’Agadez (nord) dans la redistribution des revenus issus de l’exploitation de l’uranium.

Autre raison invoquée par le groupe partant, c’est la revendication mardi par le FFR, par l’entremise de son commissaire à la guerre, Rhissa Ag Boula, du rapt à l’ouest de Niamey de quatre personnes dont le canadien Robert Fowler, émissaire des Nations Unies pour le Niger.

Mardi, par un communiqué parallèle, le président du FFR, Mohamed Kriska a « formellement » démenti l’implication de ses éléments dans la disparition du diplomate onusien, précisant que ce genre d’actes contraire à la lutte de son Front.

Mais, selon le groupe de démissionnaires, « les derniers développements (prise d’otages) et le manque de communication » au sein du FFR exacerbés par des « dérapages » constituent des menaces aux « idéaux » du mouvement qui a lancé en juin dernier la guerre de l’uranium, dans le nord du Niger.

Parmi les démissionnaires, on cite notamment Aghali Ag Aboubacar,Ahayo Ag Aboubacar, Alhousseini Ag Ibra, respectivement représentants du FFR en Italie, dans les États du BENELUX, en Russie et Allemagne.

Crée en juin dernier, le FFR est né d’une division au sein du MNJ, qui avait mené les premières attaques armées en février 2007 dans le nord du Niger.