Société

Le barreau kenyan met en garde contre une crise constitutionnelle

L’ordre des avocats du Kenya (LSK) a mis en garde contre une éventuelle crise constitutionnelle dans le pays après la dissolution de la Commission électorale du Kenya (ECK) et son remplacement par une Commission électorale indépendante intérimaire (IIEC).

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Mis à jour le 17 décembre 2008 à 18:59

Le Parlement kenyan a adopté mardi le projet d’amendement constitutionnel (2008) à l’origine de la dissolution de la Commission électorale du Kenya (ECK) et son remplacement par une Commission électorale indépendante intérimaire (IIEC).

Leprojet d’amendement a également permis le renvoi de son président, Samuel Kivuitu, ainsi que son équipe de 21 commissaires, pour la mauvaise gestion des élections générales contestées de l’année dernière.

Celles-ci avaient déclenché des violences tribales à travers tout le pays ayant provoqué plus de 1000 personnes tuées et plus de 300. 000 autres déplacées de chez elles. S’adressant aux journalistes à Nairobi, le président de la LSK, Okongo Omogeni, a indiqué qu’il demanderait au Parlement d’examiner et d’approuver plus tard les membres de l’organe intérimaire.

Le Parlement va bientôt suspendre sa session cette semaine pour les vacances de Noël et reprendra ses activités au mois de mars de l’année prochaine.

Aussi, a-t-il fait remarquer, le pays resterait sans commission électorale pour organiser des élections à n’importe quel moment qu’elles seront programmées.

«Jusqu’alors, il y aura un vide parce que le pays ne dispose pas de commission électorale. Qu’arriverait-t-il lorsque le pays devait organiser des élections maintenant? », s’est-il demandé.

Il a par ailleurs appelé le Parlement à travailler très tard dans la nuit et approuver le plus rapidement possible un organe intérimaire devant mener, le plus tôt possible, à la mise sur pied d’une commission électorale indépendante.