Culture

Pérenniser HandiFestival est un impératif

La pérennité de HandiFestival est un combat que toutes les personnes handicapées doivent mener a confié à APA, le président de l’association des Groupes Musiciens de Mauritanie, Mohamed Camara, en marge du HandiFestival qui se déroule du 19 au 20 Décembre à la Maison de la Culture Douta Seck.

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Mis à jour le 20 décembre 2008 à 09:51

«Nous exigeons la pérennité de ce festival unique en Afrique dans son genre", a-t-il plaidé.

Ce festival, ajoute-t-il, n’a jamais existé avant, estimant que quand "on le fait pour les personnes handicapées, on doit se tenir debout, main dans la main pour contribuer à sa réussite et parvenir à sa pérennité".

Selon lui, HandiFestival est un signe de l’insertion des handicapés.

"C’est une occasion qui nous permet de nous rencontrer, d’échanger, de mieux nous connaître et de poser nos doléances par rapport à l’accessibilité aux structures, à l’emploi". Mohamed Camara a également dénoncé le manque de soutien manifeste dont le gouvernement fait preuve à l’encontre des personnes handicapées. «L’Etat n’a rien fait pour nous. Il n’y a aucune législation ou cadre régissant la question des personnes handicapées", déplore le président de l’Association des Groupes musicien de Mauritanie.

"Pour venir à ce festival, nous n’avons reçu aucune aide de la part du gouvernement. J’ai conduit moi-même de Nouakchott à Dakar. Nous sommes arrivés ici à 3 heures du matin. Quatre autres de nos compagnons sont encore sur la route. On s’est totalement pris en charge », a révélé M. Camara.

«Mais nous étions décidés à relever le défi de la participation. Car nous voulions montrer qu’avec ou sans aide de l’Etat, nous allons nous battre", a-t-il martelé.

"Fini les discours, on n’en a assez. On veut maintenant du concret et HandiFestival, c’est du concret », a affirmé Mohamed Camara, avec énergie. Dans l’entretien accordé à APA, M. Camara est revenu sur l’importance de l’art pour les personnes handicapées.

«Si certains handicapés ont choisi l’art comme moyen d’expression, c’est parce que c’est un canal plus rapide pour porter leur message, faire comprendre le rôle que les personnes handicapées doivent jouer dans la société", a déclaré le Mauritanien.

Chacun, dit-il, y ira avec ses moyens, certains ont leurs voix pour chanter, tandis que d’autres n’ont pas de voix mais peuvent jouer d’un instrument" soulignant avec force la grande complémentarité et la solidarité existant chez les personnes handicapées.