Politique

«Aucun pays africain n’ose me chasser du pouvoir» martèle Mugabe

Le président zimbabwéen, Robert Mugabe s’est bien moqué de l’Occident qui selon lui perd son temps à appeler à un changement de régime au Zimbabwe et a déclaré qu’aucun pays africain n’ose le chasser du pouvoir, rapporte la presse locale cette semaine.

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Mis à jour le 20 décembre 2008 à 12:12

Mugabe a sévèrement critique les Etats-Unis et l’Angleterre pour avoir incité les pays africains à le renverser mais a fait remarquer qu’aucun des voisins du Zimbabwe n’est « assez courageux pour le faire », selon l’édition du vendredi du journal officiel le Herald.

L’Angleterre et ses alliés sont au premier rang des appels internationaux à la démission de Mugabe suite à une récente épidémie de cholera qui a tué plus de 1 100 personnes au cours des quatre derniers mois.

S’adressant aux membres du Comité central de son parti, la ZANU PF qui s’est déroulé à Bindura dans le nord ouest d’Harare, Mugabe a indiqué qu’aucun pays africain ne pourrait « organiser la venue d’une armée » au Zimbabwe car « ce n’est pas facile ». « Je ne connais aucun pays africain assez courageux pour faire cela », a martelé le vieux chef d’Etat zimbabwéen.

Seule une poignée de dirigeants africains notamment le président botswanais, Ian Khama et le défunt chef d’Etat zambien, Levy Mwanawasa, ont osé défier Mugabe même après sa réélection controversée à l’issue d’une scrutin présidentiel émaillé de violence boycotté par son adversaire.

Mugabe semble enhardi par le soutien qu’il a reçu de ses voisins de la Communauté de développement de l’Afrique australe et par l’échec de l’Occident d’obliger le Conseil de sécurité de l’ONU à envoyer une force militaire au Zimbabwe.