Économie

Le gouvernement consent une hausse de 4% sur les salaires

La rencontre annuelle de négociation Gouvernement/Syndicats a connu son épilogue le 17 décembre dernier, avec l’augmentation de 4% sur les salaires et les pensions couplée à une baisse des hydrocarbures à la pompe allant de 10 à 30 francs.

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Mis à jour le 20 décembre 2008 à 12:37

A l’issue de la rencontre, les avis restent divergents sur les résultats des négociations entre les différents partenaires qui n’ont salué avec la même intensité le mesure prise par le gouvernementale burkinabè.

Ces mesures, qui concernent les salaires, pensions et retraites ainsi que les hydrocarbures, prennent effet à compter de janvier 2009.

Elles représenteraient, selon Jérôme Bougouma, ministre du Travail et de la Sécurité sociale et chef de la délégation gouvernementale, un effort financier d’environ 10 milliards de francs CFA au profit des travailleurs burkinabé.

Pour les organisations syndicales, la lutte va se poursuivre en attendant d’aller rendre compte des conclusions à leurs militants de base.

C’est ce qu’a indiqué leur porte-parole, Tolé Sagnon, avant d’ajouter qu’« avec la vie chère on ne peut pas s’arrêter sur ces négociations avec comme résultats 4% d’augmentation de salaire ».

Le mouvement syndical, a-t-il dit, n’est pas satisfait des propositions du Gouvernement.

Dans des contre-propositions, il avait demandé que les salaires soient relevés d’au moins « 10% pour permettre aux travailleurs d’avoir un minimum pour faire face à la chute réelle du pouvoir d’achat ».

Concernant le carburant, une réduction de 150 F CFA sur le prix du litre du super avait été souhaitée par les syndicats.

A l’issue de leur rencontre, les deux parties se sont félicitées de « l’ambiance cordiale et sereine », qui a prévalu avec de chaudes poignées de mains entre partenaires.