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Mugabe rejette toute concession sur le foncier

Le président zimbabwéen Robert Mugabe annoncé que son parti la Zanu PF ne ferait aucune concession sur ses politiques économique et sociale, lors des pourparlers visant à mettre fin à l’impasse politique relative à la répartition des portefeuilles ministériels clés du gouvernement.

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Mis à jour le 21 décembre 2008 à 12:45

En procédant samedi à la clôture officielle de la conférence annuelle de trois jours de son parti, à Bindura (nord-ouest de Harare), M. Mugabe a déclaré devant ses militants qu’il n’y aurait aucun gouvernement d’unité tant que des divergences subsisteront sur le foncier, l’éducation, la santé, et les politiques économique et étrangère.

"Nous ne voulons pas d’un gouvernement d’unité qui nous fera reculer en termes de politique dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, de l’économie, de la politique étrangère et surtout dans le programme de redistribution des terres", a-t-il indiqué.

Il a ajouté : "Nous n’accepterons jamais de revenir sur notre politique foncière". Ces propos de Robert Mugabe pourraient élargir davantage le fossé entre la Zanu PF et le Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition) qui a été très critique à l’égard des politiques initiées par le gouvernement du Zimbabwe.

Le MDC et les autres détracteurs accusent Mugabe d’avoir ruiné l’économie du Zimbabwe, jadis prospère, notamment après le lancement du programme très controversé de réformes foncières qui a abouti aux graves pénuries actuelles de vivres.

Le gouvernement d’unité était considéré par plusieurs observateurs politiques comme la meilleure chance pour le Zimbabwe de sortir d’une crise économique et politique sans précédent qui dure depuis huit ans et qui est caractérisée par une sévère crise alimentaire, des pénuries de carburant et d’électricité, ainsi qu’une inflation record de plus de 230 millions pour cent.