Économie

Dans le « dossier des hydrocarbures » au Maroc, tous les ingrédients d’une affaire explosive réunis

Début août, le Conseil de la concurrence a notifié à neuf entreprises pétrolières soupçonnées d’entente illicite une liste de griefs. Ce dossier brûlant, qui pourrait concerner le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, a déjà coûté son poste au précédent président du conseil. Explications.

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Mis à jour le 17 août 2023 à 18:33

Une raffinerie de pétrole à Mohammedia, près de Casablanca. © AFP

Au cours des dernières semaines, il a fait un retour remarqué sur le devant de la scène au Maroc. Le volet 2023 du « dossier des hydrocarbures », qui vise neuf sociétés, dont quatre géants de l’industrie, vient en effet de s’ouvrir. Depuis la libéralisation du marché des hydrocarbures, en 2015, les pétroliers, soupçonnés d’entente sur les prix, sont régulièrement accusés d’engranger des marges excessives. En juillet 2020, le Conseil de la concurrence avait d’ailleurs conclu à une entente entre les trois géants des hydrocarbures : Afriquia, Shell (Vivo Energy) et TotalEnergies. Mais la procédure, alors entachée d’irrégularités, n’est jamais allée jusqu’à son terme.

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En 2022, la flambée des prix des carburants et l’arrivée à la tête du gouvernement d’un homme d’affaires, Aziz Akhannouch, actionnaire principal d’Akwa Group – holding marocain de plusieurs filiales, notamment Afriquia dans le