Société

Plus d’un millier d’habitations seront détruites dans la zone industrielle de Douala

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Mis à jour le 8 janvier 2009 à 00:55

Plus d’un millier de maisons d’habitation seront détruites dans la zone industrielle de Bonaberi qui jouxte le Port autonome de Douala (PAD), a appris APA auprès de la Mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles (MAGZI).

Cette société étatique entend récupérer les terrains pour les mettre à la disposition des entreprises qui veulent investir.

Le déguerpissement annoncé est le prolongement de « l’œuvre d’assainissement » entamée il y a quelques jours dans la zone industrielle de Bassa, toujours à Douala, la plus importante du pays, avec une concentration de dizaines de sociétés, soulignent les initiateurs.

« Nous ne refusons pas d’être déguerpis. Ce que nous demandons, c’est d’être dédommagés et recasés dans les sites viables », ont vivement indiqué des occupants.

Pour la MAGZI, non seulement le problème de recasement ou des dédommagements n’est pas de son ressort, les responsables de cette entreprise affirment qu’il s’agit d’occupation anarchique puisque les occupants n’ont aucun titre foncier, le terrain en question étant la propriété de l’entreprise.

Le début imminent des travaux d’aménagement de la zone industrielle de Bonaberi entraîne des grincements de dents parmi les populations locales qui disent ne pas savoir où habiter.

La ville de Douala est en proie a des constructions anarchiques qui sont aussi cautionnées par des agents véreux de l’administration qui délivrent des permis de construire y compris dans les zones marécageuses.

A cause de la pression démographique qui fait de la métropole économique camerounaise un mégapole de trois millions d’habitants environ, l’occupation de l’espace domanial est un enjeu vital.

Le mètre carré d’un terrain non bâti coûte entre 5000 francs CFA et 50 000 francs CFA selon que l’on se trouve en périphérie ou au centre ville.

D’après des sources concordantes, le coût onéreux de l’immobilier fait partie des principaux indices qui feraient de Douala, l’une des villes les plus chères d’Afrique.