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Spécial Guinée Bissau: Le président Vieira assassiné

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Les Ligues des droits de l’Homme condamnent les assassinats de Vieira et Tagme Na Wai

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et son antenne bissau-guinéenne, la Liga Guineense dos Direitos Humanos (LGDH), condamnent fermement les assassinats du chef de l’Etat, Joao Bernardo Vieira et du chef d’état-major des forces armées, le général Tagmé Na Waié survenus dimanche et lundi.

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Mis à jour le 3 mars 2009 à 20:54

Dans un communiqué parvenu au siège de APA à Dakar, les deux organisation de défense des droits de l’homme appellent au respect de l’ordre constitutionnel et la démocratie en Guinée-Bissau.

Le président Vieira, à la tête de l’État depuis plus de 23 ans, a été tué lundi à l’aube par un groupe de militaires non identifié, peu après l’attentat meurtrier contre le chef d’état-major, le général Tagmé Na Waié, au QG de l’état-major de l’armée.

La FIDH et la LGDH condamnent ces actes et exigent la création d’une commission d’enquête indépendante afin d’identifier rapidement les auteurs et, le cas échéant, de les traduire en justice conformément aux normes internationales et les droits de la défense.

Selon des sources concordantes, à la suite de l’attentat contre le général Tagmé Na Waié, l’armée avait intimé l’ordre de suspendre leurs programmes à deux stations de radio privées de la capitale et aux journalistes de cesser leurs activités "pour leur propre sécurité".

La FIDH et la LGDH demeurent préoccupées par la situation politique et sécuritaire en Guinée-Bissau à la suite de ces assassinats et appellent les forces armées guinéennes à respecter pleinement l’ordre constitutionnel et l’intégrité physique et morale des populations civiles, des représentants politiques et des défenseurs des droits de l’Homme et des journalistes.

Pays pauvre de la sous-région d’Afrique de l’Oust, la Guinée Bissau, aux réelles potentialités agricoles et touristiques, est en proie à un intense trafic de drogue dure en provenance de l’Amérique latine.

La situation de précarité qui sévit dans le pays incite la FIDH et la LGDH à demander à l’Union africaine, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les Nations unies et l’ensemble de la Communauté internationale d’appeler les forces armées et les autorités bissau-guinéennes au plein respect des dispositions constitutionnelles en procédant à l’organisation des nouvelles élections présidentielles dans les 60 jours par le président par interim, en l’occurrence le président de l’Assemblée nationale.

Selon le communiqué, la FIDH et la LGDH appellent au retour de la normalité constitutionnelle, au respect des droits de l’Homme, à la paix et au strict respect des règles qui orientent un Etat de droit.