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SOMALIE: Des soins de santé envers et contre tout, à Mogadiscio

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Mis à jour le 8 avril 2009 à 01:00

Pour le personnel médical de Mogadiscio, capitale de la Somalie, un pays déchiré par la guerre, où les menaces et l’intimidation font partie du quotidien, la Journée mondiale de la santé, le 7 avril, n’a été rien de plus qu’une journée difficile à passer, comme toutes les autres.  » Nous avons eu des hommes armés, dans les hôpitaux, qui étaient venus nous ordonner de soigner leurs [amis] ; ils vont même jusqu’à retirer les patients des tables d’opération en plein milieu des interventions chirurgicales « , a relaté Abdirizaq Ahmed Dalmar, président de l’Association médicale somalienne, pour expliquer les difficultés rencontrées par les travailleurs médicaux lorsqu’ils s’acquittent de leur travail dans la ville.  » Il est même arrivé à une occasion que des [véhicules blindés] entrent dans la cour d’un hôpital. Nous travaillons dans les conditions les plus difficiles. J’espère que cette année, ça ira mieux « , a-t-il déclaré. Ces dernières années, à Mogadiscio et aux alentours, les civils et les personnes déplacées ont de moins en moins accès aux soins médicaux en raison de l’intensification des violences, ont indiqué à IRIN des travailleurs médicaux. Préoccupations de sécurité  » Les bombardements et les affrontements étant quasi quotidiens, ni le personnel médical, ni les personnes qui ont besoin de recevoir des soins médicaux ne sont en mesure de se rendre dans les centres médicaux « , a expliqué le docteur Dalmar. Souvent, les travailleurs médicaux, terrifiés, sont contraints de fuir la ville pour leur propre sécurité, a poursuivi le docteur Dalmar, ajoutant que ces deux dernières années avaient été les pires pour le système de santé de la ville, dont les hôpitaux ont fermé ou fonctionnent à peine. Au moins 37 hôpitaux et cliniques ont fermé entre 2007 et 2008, en raison des affrontements, a-t-il dit, et l’armée a pris le contrôle de certains d’entre eux. Photo: Hasaan Mah