Économie

La monnaie unique africaine au menu d’une réunion d’experts à Yaoundé

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Mis à jour le 16 décembre 2008 à 13:11

Les économistes africains se réunissent en principe le 15 décembre à Yaoundé, la capitale du Cameroun, pour entamer des discussions sur la création d’une monnaie unique africaine, considérée comme une étape cruciale vers l’intégration du continent.

Dans un communiqué rendu public vendredi à Addis-Abeba, en Ethiopie où elle a son siège, l’Union africaine (UA) indique que les experts économiques vont passer en revue les politiques monétaires déjà en application au sein des différents blocs économiques régionaux du continent avant de se pencher sur la création d’une possible monnaie unique.

La réunion de Yaoundé, qui doit servir de premier congrès des économistes africains sur l’intégration régionale, examinera les différentes politiques monétaires avant de proposer une feuille de route que le continent africain doit suivre pour l’adoption d’une monnaie unique.

Les participants à ce congrès vont plancher sur les avantages et inconvénients d’utiliser une seule monnaie au sein de chaque Bloc économique régional (REC) et identifier la stratégie optimale en vue de la création de la Banque centrale africaine.

L’équipe d’experts fera aussi des recommandations aux organes de décisions de l’UA, entre autre.

Par ailleurs, les recommandations du Congrès seront soumises à la Conférence des ministres africains de l’Economie et des Finances pour examen et adoption et par la suite à l’Assemblée des chefs d’Etat et de gouvernement, également pour considération et adoption.

Toutefois, le délai n’a pas été précisé.

"La construction d’une Communauté économique africaine est actuellement l’une des préoccupations majeures de la Commission de l’Union africaine", a dit l’UA dans son communiqué.

Selon l’organisation panafricaine, en vue de réaliser cette entreprise noble et historique, les responsables de l’UA ont mis en place un certain nombre d’initiatives, parmi lesquelles, la rationnalisation et la consolidation des REC; l’accélération de la création des institutions prévues dans l’Acte constitutif de l’Union africaine, notamment la Banque centrale africaine, chargée de frapper la monnaie unique africaine; le Fonds monétaire africain et la Banque africaine d’investissement.

Les gouverneurs des différentes Banques centrales africaines, des universitaires et des chercheurs, des associations régionales et nationales d’économistes, des représentants des REC, l’Association des universités africaines, la Banque africaine de développement (BAD) et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) participeront aussi aux débats.