Politique

Les relations algéro-chinoises n’ont jamais été aussi denses, confiantes et fructueuses

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Mis à jour le 21 décembre 2008 à 00:54

Les relations entre l’Algérie et la Chine n’ont jamais été aussi denses, confiantes, diversifiées et fructueuses, a souligné à Alger le ministre algérien des Affaires étrangères Mourad Medelci.

"Aujourd’hui, les relations entre l’Algérie et la Chine ont certes encore devant elle un potentiel très important de développement, mais je crois juste d’affirmer qu’elles n’ont jamais été aussi denses, confiantes, diversifiées et pour tout dire fructueuses", a dit M. Medelci dans une allocution prononcée lors d’une cérémonie à l’occasion de la célébration du 50ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre l’Algérie et la Chine.

M. Medelci a mis l’accent sur la "vitalité de cette relation qui "s’est bonifiée à l’épreuve du temps et des mutations accélérées qu’a connues le monde durant toutes ces décennies", rappelant que les deux pays "ont toujours été aux côtés, l’un de l’autre, dans les moments difficiles comme dans les moments de joie".

Les relations algéro-chinoises constituent "indéniablement un exemple remarquable de la concrétisation, sur le terrain de la coopération multiforme, de cette amitié historique et chère à nos coeurs", a-t-il affirmé.

Tout en soulignant que l’Algérie "demeurera à jamais reconnaissante envers le peuple chinois et son gouvernement pour leur précieux soutien à la guerre de libération nationale", M. Medelci a indiqué que "sur ce socle historique solide que s’est affirmée cette amitié devenue indéfectible et que s’est forgée une coopération de qualité avec la Chine, marquée du sceau de la fidélité aux valeurs communes, de la confiance mutuelle et de l’équilibre des intérêts".

Evoquant l’accord de partenariat stratégique entre les deux pays, signé à Beijing en novembre 2006 par le président algérien Abdelaziz Bouteflika et son homologue chinois Hu Jintao, M. Medelci a fait remarquer que cet accord a donné à la relation algéro-chinoise une "dimension privilégiée à la hauteur des aspirations séculaires des deux peuples algérien et chinois".

L’ambassadeur de Chine en Algérie, Liu Yuhe, a estimé pour sa part que ce cinquantenaire "est l’âge de la maturité et des récoltes". "Grâce aux efforts conjoints des deux parties, la coopération algéro-chinoise a porté de grands fruits", a-t-il indiqué, ajoutant que "l’amitié et la fraternité entre nos deux peuples se renforcent de jour en jour, malgré la distance géographique qui sépare la Chine et l’Algérie".

L’ambassadeur de Chine a également salué les "brillants succès dans tous les domaines remportés par l’Algérie sous la direction du président Bouteflika", mettant l’accent sur le rôle "de plus en plus important" joué par l’Algérie "en tant que pivot" au plan régional et international.

Selon lui, le partenariat algéro-chinois, caractérisé par "la sincérité et la confiance mutuelle", constitue un "exemple de la coopération Sud-Sud". Considérant ce cinquantenaire comme "un nouveau point de départ " dans la relation algéro-chinoise, M. Liu a souligné que l’histoire "a démontré que quels que soient les aléas internationaux, l’Algérie et la Chine resteront toujours de bons frères et de bons partenaires".

"Nous sommes disposés à travailler la main dans la main pour hisser, sans cesse, notre coopération dans tous les domaines à un niveau plus élevé afin d’apporter une contribution plus grande à la sauvegarde de la paix et de la stabilité du monde et à une prospérité partagée", a-t-il conclu.

Le volume du commerce bilatéral entre l’Algérie et la Chine s’est élevé à 3,828 milliards de dollars en 2007 contre 290 millions de dollars en 2001.

Le volume commercial brut au cours des huit premiers mois de cette année a atteint 3,06 millards de dollars, soit une hausse de 27% par rapport à l’année précédente, selon les chiffres fournis par l’ambassade de Chine à Alger.

Actuellement, environ 40 sociétés chinoises sont enregistrées en Algérie et presque 30. 000 gestionnaires, ingénieurs, techniciens et ouvriers travaillent en Algérie, l’un des plus importants marchés d’outre-mer de la Chine pour des projets de contrats d’ingénierie, selon la même source.