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L’instabilité et l’insécurité demeurent deux grands défis pour le pays

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Mis à jour le 21 décembre 2008 à 11:45

Lorsque l’an 2008 s’approche de la fin, le Nigeria, le pays le plus peuplé de l’Afrique, est en train de déployer tous se efforts afin de défendre son économie menacée par des difficultés politiques et sociales croissantes.

Sur le plan politique, le Nigeria a commencé cette année par un litige sur l’élection présidentielle du 21 avril 2007.

Deux candidats de l’opposition, dont l’ancien vice-président Atiku Abubakar qui représente le Congrès de l’action (AC) ainsi que Muhammadu Buhari du Parti de tous les peuples du Nigeria (ANPP), ont déposé leur pétition contre le résultat du scrutin.

Le 12 décembre 2008, la Cour suprême nigériane a annoncé le résultat définitif de la présidentielle selon lequel le président Umaru Yar’Adua a remporté l’élection. Cette année, l’extension du banditisme constitue la plus grande menace contre l’ordre social du Nigeria.

La police est mise en cause, après avoir échoué à protéger la vie et les biens de Nigérians ordinaires.

Dans le cadre du dernier développement, au moins dix personnes ont été tuées dans un cas de pillage de banques survenu dans l’Etat d’Osun (sud-ouest). Un groupe de bandits, dont des adolescents pour la plupart, a attaqué quatre banques avant que la police n’arrive pour reprendre le contrôle de la situation.

Les Nigérians sont maintenant exposés au banditisme, parce que le manque d’équipements blesse le moral des agents de sécurité. Malgré tout, l’inspecteur général de la police nigériane, Mike Okiro, a déclaré jeudi dernier que cette année, la criminalité a baissé par rapport aux années précédentes.

Mais au lendemain, des banques commerciales ont annoncé la fermeture de leurs services dans deux Etats du sud-ouest par crainte du banditisme.

M. Okiro a aussi fait scandale, lorsqu’il a récemment affirmé qu’il ne savait pas le nombre exact des policiers sous son commandement.

DEFI DE L’INSTABILITE DANS LA REGION DU DELTA DU NIGER

Les vandalismes provoquent la fuite de plusieurs milliers de barils de brut chaque jour dans la région du delta du Niger riche en ressources pétrolières, soit une perte annuelle de plusieurs millions de dollars au détriment de l’économie nigériane.

L’instabilité sévit dans cette région, où des violences inter-ethniques sont monnaie courante pour l’accès au revenu pétrolier.

Plus de 200 étrangers y ont été enlevés depuis 2006. Bien que les otages soient libérés pour la plupart, mais la rançon revendiquée par les ravisseurs dépasse l’imagination des gens.

Les attaques contre les pipelines dans la région du delta du Niger ont provoqué la réduction de 20% de la production pétrolière du Nigeria ces dernières années, donnant un coup de fouet à la hausse des prix pétroliers de record en record depuis début 2006.

L’instabilité a forcé beaucoup de compagnies internationales à se retirer de cette région et a entraîné la prise de décision du gouvernement nigérian d’y envoyer des troupes.

Le gouvernement nigérian et les services de sécurité de tous niveaux sont appelés à se montrer actifs dans le combat contre les bandits.