BTP & Infrastructures

Youssef Imghi : « Tanger a une expertise qu’il veut partager avec les ports africains »

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Youssef Imghi, directeur général de Tanger Med Engineering.

Youssef Imghi, directeur général de Tanger Med Engineering. © DR

Youssef Imghi, le directeur général de Tanger Med Engineering, la filiale de l’Agence spéciale Tanger Méditerranée (TMSA) en charge de l’aménagement, de l’exploitation et de la gestion du port de Tanger, lève un voile sur la stratégie de partenariat avec les autres ports du continent.

En marge de l’Assemblée générale annuelle de l’Association internationale pour la manutention et le transport des Marchandises (ICHCA/CARC) section Afrique-Canaries, tenue à Abidjan le 25 novembre 2013, Youssef Imghi, le directeur général de Tanger Med Engineering, la filiale de la filiale de l’Agence spéciale Tanger Méditerranée (TMSA) en charge de l’aménagement, de l’exploitation et de la gestion du port de Tanger, lève un voile sur la stratégie de partenariat avec les autres ports du continent.

Propos recueillis par Baudelaire Mieu, à Abidjan

Jeune Afrique : Le port de Tanger a une position stratégique dans le détroit de Gibraltar, à la croisée des chemins entre continent africain, Europe et Asie. Où en êtes-vous de votre stratégie de croissance ?

Il n’est pas exclu que nous étudions des possibilités d’aménagement, d’exploitation et de gestion portuaires sur le continent

Youssef Imghi : Le port de Tanger est en plein développement. Des travaux d’extension ont démarré sur le complexe de Tanger, d’ici 2017, tous les travaux estimés à environ 7,5 milliards d’euros seront achevés et le port aura une capacité de traitement de 8,2 millions de TEU (équivalent vingt pieds en français).

Actuellement, la capacité est de 3 millions de TEU, mais nous terminerons l’année avec un trafic de 2,5 millions de TEU. Une partie du trafic est fortement dépendante des ports de l’Afrique de l’Ouest. Les lignes avec cette région représentent 39% du trafic de Tanger, l’Asie et la Chine 28%, les deux Amériques 14% % et l’Europe 15%.

Nous continuerons de miser sur la coopération Sud-Sud qui est l’une des spécialités du Maroc.

Avez-vous des projets de coopérations avec des ports pour qu’ils bénéficient de l’expertise de Tanger Med ?

Nous discutons actuellement avec le port de Kribi au Cameroun sur les différents axes d’une prochaine collaboration. Nous avons une expertise que nous voulons partager avec les ports africains. Nous misons beaucoup sur l’intégration régionale. Les parts de trafic actuel sont de bons indicateurs de performances. Nous comptons attirer de nouveaux trafics et lignes maritimes.

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Nous sommes aussi en contact avec les ports d’Abidjan, de Lomé et de Cotonou, sans oublier les ports ghanéens de Téma et Takoradi. Il n’est pas exclu pour que nous étudions des possibilités d’aménagement, d’exploitation et de gestion portuaires sur le continent.

Comment percevez l’avenir des ports africains ?

L’Afrique représente un vrai potentiel pour le transport conteneurisé de marchandises. Dans ce domaine, le continent enregistrera en moyenne pour les cinq prochaines années entre 15 et 20% de croissance. Les ports comme Tanger participent à cette croissance.

Le complexe de Tanger représente l’avenir pour le continent, et nous espérons parvenir une vraie intégration avec les autres ports du continent. Tanger et Durban sont les fers de lance de l’activité portuaire sur la façade maritime de l’océan Atlantique et la Méditerranée. 

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