Défense

Le bataillon d’intervention rapide remplace le dispositif Delta à Bakassi

Le bataillon d’intervention rapide (BIR) du Cameroun va remplacer, fin mars, les éléments de " l’opération Delta" en poste dans la zone de Bakassi depuis 15 ans, a rapporté la radio nationale cameronaise le chef d’état-major des armées camerounaises, le général de division René Claude Meka.

"Après le retour définitif de Bakassi dans la communauté nationale le 14 août dernier, le conflit a de ce fait pris fin. Nos voisins ont démonté leur dispositif et il était normal que nous aussi nous donnions des signes d’apaisement. Que nous fassions un retour à la normale", a déclaré René Claude Meka qui vient de faire une inspection dans la zone de Bakassi.

"Mais la nature ayant horreur du vide et avec tout ce qui s’ est passé entre temps dans la péninsule (attaques contre l’armée camerounaise, prise d’otages), le dispositif Delta, constitué de tous les éléments des armées camerounaises, sera remplacé par le bataillon d’intervention rapide bien formé et bien entraîné afin d’ assurer la sécurité des populations de la zone", a-t-il dit.

René Claude Meka a cependant affirmé, que depuis près de cinq mois après les événements malheureux qu’a subi l’armée camerounaise l’an dernier, (attaque à deux reprises) "tout est calme".

"Mais cela ne veut pas dire que rien ne se passe à Bakassi. Il y a quelques rares petits incidents sur des chalutiers ou sur des grosses embarcations qui assurent le transport des marchandises entre les villes et la côte", a souligné le général.

Le chef d’état-major a par ailleurs précisé qu’il n y avait pas des rebelles implantés à Bakassi comme l’ont annoncé par le passé, certains médias étrangers.

"Vous pouvez faire le tour de Bakassi, vous ne verrez aucune implantation rebelle", a-t-il dit.

Il a en revanche reconnu qu’il y avait dans la zone, des gens qui veulent se livrer dans des activités illicites (trafic de stupéfiant, contrebande) qu’il a appelé des "assaillants".

"Ce sont ces gens qui veulent semer la confusion pour tirer leur épingle du jeu. Ce qui n’est pas du tout acceptable", a-t-il rappelé.

Selon un officier supérieur de l’armée camerounaise cité lundi par le quotidien Cameroon Tribune, "ces assaillants sont évalués à une centaine d’hommes disposant d’une quarantaine d’embarcations armées très rapides".

L’implantation des BIR est définitive.

"Ils seront là-bas comme dans une garnison près à intervenir. Nous sommes en train de leur construire des infrastructures à cet effet", a indiqué René Claude Meka.

Bakassi, territoire de 1. 000 km2 du Sud Cameroun supposé riche en pétrole et en gaz, avait fait l’objet d’un litige territorial entre le Cameroun et le Nigeria depuis 1993.

Cette portion de terre est revenue au Cameroun depuis le 10 octobre 2002 à la suite d’une décision rendue par la Cour international de justice.

Depuis le 14 août 2008, le Cameroun a établi toute son autorité sur la totalité de la péninsule.

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