Mines

Guinée : libération des deux cadres du groupe de Beny Steinmetz

Ibrahima Sory Touré est le vice-président du groupe minier BSGR en Guinée.

Ibrahima Sory Touré est le vice-président du groupe minier BSGR en Guinée. © Global Witness/Capture d'écran

Deux responsables du groupe minier de Beny Steinmetz en Guinée ont été libérés le 30 novembre après 7 mois d'emprisonnement. Une décision qui fait baisser la tension d'un cran entre les autorités et le groupe israélien, soupçonné de corruption dans l'obtention de sa licence sur le gisement de fer du Simandou.

Ibrahima Sory Touré, et Issaga Bangoura, respectivement vice-président et responsable de sécurité du groupe minier israélien BSGR en Guinée ont été libérés ce vendredi 30 Novembre après 7 mois de détention à Conakry. Ils étaient détenus en raison du soupçon de corruption qui pèse sur l’obtention des licences de leur compagnie pour exploiter le nord du gisement de fer du Simandou, le plus important du genre en Afrique. Une accusation dont leur groupe, propriété du controversé Beny Steinmetz, se défend vigoureusement, tant en Guinée qu’aux Etats-Unis, où une enquête fédérale est en cours.

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Steinmetz et la Guinée reprennent contact

Avec cette libération, la tension semble descendue d’un cran entre les autorités guinéennes et le groupe minier. Cette décision devrait permettre aux deux parties – qui ne se parlaient plus – de reprendre contact – et, à terme, de redémarrer l’exploration du gisement – jusqu’à ce que les décisions judiciaires et administratives soit prises.

Depuis l’élection du président Alpha Condé, en décembre 2010, les autorités guinéennes ont lancé un audit de tous les contrats miniers octroyés avant leur arrivée au pouvoir. Elles ont notamment examiné la concession de BSGR, retirée fin 2007 au groupe anglo-australien Rio Tinto puis octroyée en 2008 au groupe israélien. Mamadie Touré, la 4ème épouse de l’ancien président Lansana Conté, actuellement aux Etats-Unis, est soupçonnée par la Guinée et le FBI américain d’avoir fait jouer ses bons offices au profit de BSGR, en échange du paiement d’un pot de vin.

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