Diplomatie

Jamaïque : Portia Simpson-Miller veut quitter le Commonwealth

Les autorités souhaitent pouvoir appliquer la peine de mort.

Les autorités souhaitent pouvoir appliquer la peine de mort. © Reuters

La nouvelle chef de l’exécutif jamaïcain, Portia Simpson-Miller, veut rompre avec la couronne britannique, quitter le Commonwealth et instaurer la république.

« J’aime la reine, c’est une personne merveilleuse. » Ce gentil compliment lancé par la nouvelle chef de l’exécutif jamaïcain à l’adresse d’Élisabeth II d’Angleterre pourrait laisser croire à une relation sans nuage entre les deux pays. Erreur. Depuis sa nomination comme Première ministre, après l’écrasante victoire de sa formation, le Parti national du peuple, aux législatives du 29 décembre, Portia Simpson-Miller envisage tout simplement de rompre avec la couronne britannique et de faire sortir son pays du Commonwealth.

Dans son discours d’investiture, elle a exprimé le souhait que la Jamaïque, cinquante ans après son indépendance, devienne une République – la reine d’Angleterre y est actuellement représentée par un gouverneur général. « Nous allons lancer le processus de notre détachement », a-t-elle promis. À quelques mois du 60e anniversaire du couronnement de la souveraine – et du voyage sur l’île du prince Harry -, la nouvelle tombe mal.

Le retour de la peine de mort ?

Née en 1945 à Wood Hall, en Jamaïque, la très populaire Portia Simpson-Miller a été la première femme à avoir occupé la fonction de Premier ministre, pendant dix-sept mois entre 2006 et 2007, avant de céder sa place à Bruce Golding, du Parti travailliste. À cette époque, elle figurait d’ailleurs à la 81e place du classement Forbes des femmes les plus influentes du monde. Aujourd’hui, elle reprend les rênes du pays dans une situation économique plus que difficile : la dette atteint 18,6 milliards de dollars, soit 130 % du PIB, tandis que 43 % de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté. Face à une criminalité en constante progression, les autorités souhaitent pouvoir appliquer la peine de mort sans que la justice britannique y mette son veto en appel – ce qu’elle fait dans la plupart des cas.

Simpson-Miller est donc favorable à l’organisation d’un référendum, qu’elle devrait remporter aisément. Apparemment, la reine ne s’y opposera pas. « La question du chef de l’État de la Jamaïque est entièrement entre les mains du gouvernement et du peuple jamaïcains », a fait savoir l’un de ses porte-parole.

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