Archives

Tourisme : le Gabon fait ses gammes

Hôtels de luxe, lodges… Le Gabon coorganise la CAN 2012, certes, mais il se dote aussi de nouvelles infrastructures touristiques, mise sur la beauté de ses parcs nationaux. Et espère attirer 100 000 visiteurs par an d’ici à 2020.

Mis à jour le 16 janvier 2012 à 17:58

Le président Ali Bongo Ondimba, le 11 janvier 2012. © AFP

Six hôtels et lodges haut de gamme à Libreville et dans cinq parcs nationaux du Gabon, soit une capacité totale de 140 chambres. Tels sont les principaux termes du protocole d’accord conclu le 11 janvier dans la capitale gabonaise entre les autorités du pays et le groupe Amanresorts, après un peu plus de un an de négociation.

Basé à Singapour, cet hôtelier spécialisé dans le luxe est déjà implanté dans quinze pays. Sa présence africaine se limitait jusqu’ici à un hôtel au Maroc. En Afrique du Sud, le groupe est en négociation pour développer un site touristique, mais pour l’instant rien de concret n’a été arrêté.

Sites historiques

Grâce à ce projet, le Gabon, où le tourisme est un secteur encore en gestation, compte attirer 100 000 visiteurs par an dans le moyen et haut de gamme à l’horizon 2020. Une première phase, couvrant les cinq prochaines années et représentant un investissement d’au moins 60 millions de dollars (47 millions d’euros), a démarré avec la signature de cet accord par la construction de deux hôtels de luxe, l’un à Libreville (30 suites) et l’autre (30 pavillons) sur le site historique du Phare de Ngombe (une presqu’île à proximité de Libreville), dans le parc national de Pongara. S’y ajoutera un camp de tentes haut de gamme dans le parc de Loango (sud du pays). « Le concept, explique Lee White, le directeur général de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), est de faire venir des touristes pour une dizaine de jours et de leur permettre de visiter deux à trois sites archéologiques et historiques. »

Les hôtels seront gérés par une filiale locale, Luxury Green Resorts, conjointement détenue par Amanresorts et le Fonds gabonais d’investissements stratégiques, créé en août 2011 et notamment financé par un prélèvement annuel sur 10 % des revenus pétroliers. L’an dernier, ceux-ci ont atteint 8,8 milliards de dollars (6,9 milliards d’euros), contre 6,7 milliards de dollars en 2010 (5,2 milliards d’euros). Pour l’heure, les parts de chacun des partenaires dans Luxury Green Resorts n’ont pas encore été fixées, mais, selon l’ANPN, le Gabon devrait être majoritaire.