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Cet article est issu du dossier «Énergie : que la lumière soit !»

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Énergie : des patrons sous tension

Maroc, Tunisie, Côte d'Ivoire, Sénégal : gros plan sur quatre dirigeants pris entre soubresauts politiques, crise de confiance et défi de la continuité énergétique.

Ali Fassi Fihri

Le directeur général de l’Office national de l’électricité au Maroc compte valoriser le potentiel éolien du royaume.

Depuis son arrivée à la tête de l’Office national de l’électricité (ONE) en 2008, Ali Fassi Fihri s’efforce d’améliorer la gestion d’un office miné par les crises internes et fragilisé financièrement. Ses priorités ? Relancer sa dynamique de production et sa distribution, prévoir les besoins en ressources énergétiques et doter l’ONE d’un plan stratégique de développement. Côté énergies renouvelables, l’Office compte valoriser le potentiel éolien du pays, qui est le plus gros importateur de combustibles du continent. Un projet de 300 MW à Tarfaya a ainsi été lancé en 2008, pour une mise en service en 2012. Afin de porter sa production d’électricité éolienne à 2 000 MW d’ici à 2020, le royaume va investir environ 3,5 milliards de dollars (2,7 milliards d’euros) dans le projet. 

Ousmane Diarra

Après la flambée des factures, le président du conseil d’administration de la Compagnie ivoirienne d’électricité doit rassurer les consommateurs.

À la suite de la nomination de Marcel Zadi Kessy à la tête du Conseil économique et social en mai dernier, Ousmane Diarra est devenu président du conseil d’administration de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE). Administrateur de la CIE depuis 1990, Ousmane Diarra « ambitionne modestement de marcher dans le sillage » de son illustre prédécesseur, qui en a fait un leader africain. Il va pour cela devoir regagner la confiance des consommateurs après la flambée des factures d’électricité sur fond de crise postélectorale et remettre en état les équipements sans interrompre l’exploitation. Sont notamment prévues l’extension de la centrale thermique d’Azito et la construction de la quatrième centrale thermique de Vridi. 

Seydina Kane

Malgré les nombreuses difficultés, le directeur général de la Société nationale d’électricité du Sénégal reste confiant.

Tensions de trésorerie, factures impayées, délestages à répétition… Depuis sa nomination en décembre 2008 à la tête de la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec), Seydina Kane oeuvre à trouver des solutions et à rétablir la confiance d’une clientèle échaudée au point de saccager certaines de ses agences en juin dernier. Car si l’aide d’Ecobank et de la Banque mondiale devrait permettre la remise à niveau du réseau de distribution, la fourniture en énergie reste insuffisante et les délestages sont toujours d’actualité. Et ce, malgré l’approvisionnement en combustibles réalisé grâce au plan Takkal de février 2011. Mais Seydina Kane se veut rassurant : « La Senelec est dans une dynamique d’amélioration continue de la qualité de ses services. »

Ridha Ben Mosbah

Le PDG de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz fait face à un accroissement annuel de la demande de 7 %.

L’ancien ministre du Commerce et de l’Artisanat accède à la présidence de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) en mars dernier, dans un contexte de transition inconfortable, à la suite des événements ayant accompagné la révolution du 14 janvier. Face à une croissance annuelle de la demande d’électricité d’environ 7 %, la Steg mise sur le développement de son parc de production d’électricité. Outre la centrale à cycle combiné de Ghannouch, d’une puissance de 416 MW, mise en service en juin dernier, la Steg installera chaque année 400 MW supplémentaires entre 2013 et 2015. Par ailleurs, les deux centrales éoliennes en cours de montage dans la région de Bizerte devraient être mises en service en septembre prochain.

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