Politique

Iran : Barbie et les barbus , acte II

Interdite depuis 1996, la poupée Barbie n'avait pas encore été réellement persécutée en Iran.

Interdite depuis 1996, la poupée Barbie n'avait pas encore été réellement persécutée en Iran. © David McNew/Getty Images/AFP

Les poupées Barbie en Iran, c’est fini. Si elles étaient tolérées jusque là, elles doivent désormais circuler… sous le manteau.

Depuis environ un mois, la police iranienne des moeurs s’adonne à une activité nouvelle. Elle fait des descentes dans les boutiques de Téhéran afin d’y confisquer les célèbres poupées Barbie jusque-là vendues ouvertement par les commerçants. Ces mannequins blondes et plantureuses aux longues jambes étaient en principe interdites dans tout le pays depuis 1996 afin de « protéger la culture islamique et les valeurs de la révolution », mais le boycott n’avait jamais été réellement mis en oeuvre.

Les fillettes sont désormais priées d’acheter sa concurrente nationale, baptisée Sara et approuvée par les autorités. Mise sur le marché pour la première fois en 2002 avec son alter ego masculin, Dara (l’équivalent du Ken américain), elle respecte scrupuleusement le code vestimentaire en vigueur dans le pays, puisqu’elle porte des vêtements amples afin de dissimuler ses formes et ses cheveux, tandis que son compagnon est bedonnant. À présent, seul ce couple qui n’a rien de glamour est exposé dans les vitrines. Mais, malgré la nouvelle interdiction, les commerçants de Téhéran continueraient de vendre des Barbie dans leurs arrière-boutiques…

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