Politique

Tunisie : Ennahdha et le fou de Dieu

| Par Jeune Afrique
Sadok Chourou dirigea la branche armée d'Ennahdha à la fin des années 1980.

Sadok Chourou dirigea la branche armée d'Ennahdha à la fin des années 1980. © D.R.

Ennahdha se veut un parti islamiste « modéré ». Mais il a du mal à cacher en son sein une aile radicale de plus en plus véhémente.

Majoritaire au sein de l’Assemblée nationale constituante, le parti islamiste tunisien Ennahdha n’en finit plus d’inquiéter. Alors que, durant toute la campagne électorale, elle s’était évertuée à rassurer les Tunisiens – et les investisseurs -, la formation de Rached Ghannouchi et de Hamadi Jebali multiplie désormais les dérapages. Dernier en date : les folles déclarations de l’un de ses élus, Sadok Chourou, qui dirigea sa branche armée à la fin des années 1980. En plein débat à l’Assemblée, le 24 janvier, sur la situation socioéconomique préoccupante que connaît le pays, Chourou a estimé que les grévistes et les manifestants étaient des « apostats » passibles de la charia – une première dans l’hémicycle. Il propose donc « de les écarteler, de les crucifier ou de les exécuter ». Pour un parti prétendument modéré…

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