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Cet article est issu du dossier «Gabon : faut-il croire à l'émergence ?»

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Politique

Gabon : Massard, Ohayon et Thardin, agents très spéciaux du président

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De g. à d. : Étienne Massar, Henri Ohayon et Jean-François Thardin.

De g. à d. : Étienne Massar, Henri Ohayon et Jean-François Thardin. © D. Ignaszewski et T. Saint-Criq pour J.A.

Pour superviser la gestion environnementale, les grands travaux ou les bourses étudiantes, le pouvoir a fait appel à des experts.

Étienne Massard

Directeur général de l’Agence gabonaise d’études et d’observation spatiales (Ageos)

Ancien directeur de l’environnement, président du comité de gestion de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) et conseiller spécial d’Ali Bongo Odimba pour les questions environnementales, ce chercheur en biologie s’est « naturellement » vu confier le pilotage de l’Ageos, créée en février 2010 avec la collaboration de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) français et de l’Institut national de recherche spatiale brésilien (INPE). Sa mission ? La surveillance environnementale assistée par satellite. Première station de traitement d’images satellites d’Afrique subsaharienne francophone, l’Ageos est chargée de couvrir un rayon de 2 800 km, soit une vingtaine de pays du continent, avec un intérêt particulier pour la forêt du bassin du Congo mais aussi les cours d’eau de tout le golfe de Guinée, pour surveiller l’érosion côtière.

Henri Ohayon

Directeur général de l’Agence nationale des grands travaux (ANGT)

Cet ingénieur de 66 ans totalise trente-trois années d’expérience en gestion de projets chez Bechtel, géant américain du BTP recruté en septembre 2010 par le gouvernement gabonais dans le cadre d’un contrat d’assistance et qui, depuis, assure le contrôle et la bonne exécution des projets de travaux publics. Désormais patron de l’ANGT, créée en février 2010, Henri Ohayon est chargé de piloter le plan directeur national d’infrastructures, qui regroupe 21 grands projets pour un investissement total de 6 225 milliards de F CFA (9,5 milliards d’euros) sur six ans.

Jean-François Thardin

Directeur général de l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG)

L’enseignant en immunopathologie, 48 ans, diplômé de l’université Paul-Sabatier de Toulouse (France), a été conseiller technique d’Ali Bongo Ondimba au ministère de la Défense de 2007 à 2009. Nommé depuis directeur général des Bourses et Stages, il a pris les rênes de l’ANBG dès sa création, en avril 2011. Sa priorité : « Améliorer le niveau de vie des boursiers par l’augmentation du montant de la bourse et la prise en charge intégrale des frais de scolarité. » Dotée d’un budget de 48 milliards de F CFA en 2012 (73,2 millions d’euros), l’ANBG a déjà accordé 12 810 bourses en 2010-2011 (dont près de 8 500 au Gabon et plus de 2 200 en France) et plus de 9 400 (dont 6 780 au Gabon et 1 575 en France) pour l’année académique en cours.

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