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Cet article est issu du dossier «Côte d'Ivoire : les douze travaux d'ADO»

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Côte d’Ivoire : la diaspora dans tous ses états

Des représentants de la diaspora ivoirienne, en banlieue parisienne le 25 janvier 2012.

Des représentants de la diaspora ivoirienne, en banlieue parisienne le 25 janvier 2012. © Ludovic-Pool/SIPA

Evoqué l’an dernier, le Haut Conseil des Ivoiriens de l’étranger n’a toujours pas pris corps. Mais plusieurs associations représentatives de la diaspora ivoirienne sont nées, notamment en France.

L’idée a été approuvée par Alassane Dramane Ouattara (ADO) lui-même, en mai 2011. En route pour le sommet du G8 à Deauville, il avait profité de son escale parisienne pour rencontrer la communauté ivoirienne de France, peut-être la plus importante d’Europe puisque officiellement estimée à environ 100 000 personnes. Devant une foule de partisans déchaînés, ADO avait invité ses compatriotes à participer à la construction de leur pays et retenu, donc, l’idée de créer un Haut Conseil des Ivoiriens de l’étranger. Laquelle, comme on peut l’imaginer, séduit une grande partie de la diaspora. « L’idée n’est pas nouvelle, mais c’est la première fois qu’un président donne son aval à sa mise en oeuvre », s’enthousiasme Martial Yao, un homme d’affaires vivant en région parisienne.

Dans la foulée de cette rencontre, une demi-douzaine d’associations et de plateformes sont nées, chacune se présentant comme « la plus représentative de la communauté ivoirienne ». Parmi elles, le Haut Conseil des Ivoiriens de la diaspora (HCID), porté par le représentant de la jeunesse du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition qui a soutenu la candidature d’ADO), Daouda Fofana.

"La Côte d’Ivoire doit sortir de la crise"

Depuis neuf mois, l’association multiplie les opérations de communication pour se faire connaître. « Nous sommes apolitiques et n’avons qu’un seul objectif : offrir un cadre de référence aux Ivoiriens, sans distinction ­d’ethnie ou de parti politique », martèle Eugène Kouakou Yobouët, responsable de la communication de l’association. « La Côte d’Ivoire doit sortir de la crise et aller de l’avant, tout comme les Ivoiriens », ajoute-t-il. Cependant, les blessures laissées par le conflit postélectoral sont vivaces et il faudra bien plus que des discours pour apaiser la douleur.

« J’ai appris l’existence de ce Haut Conseil par la presse. Est-ce une façon de dire que certains y sont indésirables ? » interroge Régina Gohi, ex-représentante du Congrès panafricain des Jeunes patriotes (de Charles Blé Goudé) en Île-de-France. « La grande majorité des associations d’Ivoiriens en France est à caractère communautaire ou politique, explique Olivier Djé Bi Djé, président du Rassemblement pour la démocratie et le développement de la Côte d’Ivoire, créé à Paris en 2009. Et quand on sait comment les gens se sont déchirés pour ces raisons pendant la crise postélectorale, il faudrait peut-être commencer par des actions de réconciliation. »

En attendant, le HCID continue d’occuper le terrain médiatique… et social. Il multiplie notamment les dons de médicaments et de matériel médical en Côte d’Ivoire. « Nous avons déjà des antennes dans d’autres pays, comme le Royaume-Uni, l’Inde, la Belgique et le Portugal », précise Eugène Konan Yobouët, tout en assurant que le HCID, qui a rencontré l’ambassadeur de Côte d’Ivoire à Paris – Ally Coulibaly -, a déjà reçu sa validation. À l’ambassade, on affirme cependant n’avoir enregistré aucune association de ce nom.

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